Quoi de neuf en hygiène et salubrité (ISSA 2019)

Pour reprendre une série de billets sur ce blogue, voici quelques trouvailles à l’ISSA Show North America 2019 qui a eu lieu du 18 au 21 novembre 2019.

Robots à l’ISSA

La tendance ne s’arrête pas, les robots nous envahissent de plus en plus et il faut s’attendre d’ici quelques années à voir les grandes surfaces (et les plus petites?) être nettoyées par des robots.

Ces robots peuvent être effrayants (pensons à Skynet!), mais ils sont pourtant sécuritaires et pour l’instant, sans vraie intelligence. Ce sont des automates programmés avec un contrôle contre les collisions. Ils peuvent s’avérer vraiment utiles lorsque la main-d’oeuvre se fait rare pour accomplir une tâche « sous supervision » d’un humain pour assurer la qualité.

ISSA 2019
Voici Neo par Avidbots

Logiciels et collecte de données à l’ISSA

Les outils informatiques sont aussi bien en vue pour la collecte de données en temps réel, la communication entre les intervenants, l’Internet des Objets ou encore l’optimisation du travail.

La clé ici est la communication. Comment en fait on assure que le service est rendu adéquatement et dans les temps. Comment on réagit et surtout comme on prévient les accidents ou situations problématiques.

Sanitek, un ensemble de services à votre service

À la vue de ces innovations, notre équipe de est revenue enthousiaste à l’idée de continuer le développement de Sanitek, car c’est bien plus qu’un logiciel. C’est un ensemble de services pour vous aider à optimiser les résultats atteints et de poursuivre le recours aux meilleures pratiques en hygiène et salubrité.

Des dizaines de milliers de produits

Il n’y avait pas que de la technologique à l’ISSA. Après tout, ce n’est pas le CES! Plusieurs de nos partenaires nous ont présenté leurs innovations comme par exemple DEMA, Rubbermaid Commercial Products ou Nacecare pour ne nommer que ceux-là!

Système de dilution Fusion de Dema

Vous pouvez trouvez notre catalogue complet en visitant:

Une enzyme pour combattre les biofilms

perturbation-biofilm

On n’arrête pas le progrès. La découverte d’une enzyme capable d’empêcher la production d’un biofilm, cette couche protectrice polymérique produite par les bactéries qui empêche les antibiotiques et les désinfectants de surfaces de bien fonctionner, pourrait à terme révolutionner la lutte aux infections nosocomiales.

Publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), l’équipe du Centre universitaire de Santé McGill dont fait partie le Dr Donald C. Sheppard a espoir que cette technologie puisse faire l’objet de tests cliniques humains d’ici 5 ans et être utilisée dans les hôpitaux d’ici 10 ans.

Dans une traduction libre, l’étude explique que:

Nous avons démontré que les glycosides hydrolases dérivées du champignon opportuniste Aspergillus fumigatus et de la bactérie Gram négative Pseudomonas aeruginosa peuvent être exploitées pour perturber les biofilms fongiques préformés et réduire la virulence.

Qu’est-ce qu’un biofilm?

Mon collègue Rémi Charlebois a décrit les biofilms ainsi:

Les biofilms retrouvés sur les surfaces sont souvent issus d’une colonie complexe de microorganismes produisant des polymères leur permettant de mieux adhérer à la surface et faciliter la vie en colonie. Bref, un biofilm c’est comme une ville pour les microbes. L’homme a appris à apprivoiser ces biofilms et peut s’en servir pour traiter les eaux usées ou produire certaines molécules telles que des plastiques naturels. Toutefois, la présence des biofilms non désirés pourrait être nuisible et peut mener à des infections. Une étude scientifique a révélé la présence de biofilms sur la majorité des surfaces dans un hôpital que l’on croyait propre!

On retrouve aussi les biofilms sur la peau et les instruments médicaux. Ainsi, selon l’article du Devoir:

Les biofilms, une matrice très collante formée de protéines et de polymères de sucre fabriquée par les bactéries pour se protéger, se fixent à la peau, aux muqueuses ou à la surface des matériaux biomédicaux, notamment des cathéters, tubulures, valves cardiaques et autres prothèses qui deviennent des portes d’entrée privilégiées pour l’infection.

Dans le même article, on y cite le Dr. Sheppard:

Les biofilms sont produits par des molécules qui se défendent contre notre système immunitaire ou contre des antibiotiques avec cette carapace qui est 1000 fois plus résistante que les organismes qui produisent et prolifèrent dans ces biofilms.

Une enzyme qui agit comme « machine destructrice » de biofilms

En somme, l’enzyme découverte a été modifié pour détruire les biofilms au lieu de les former. C’est une stratégie nouvelle qui pourra réduire les infections nosocomiales dans les centres de soins de santé.

Visionnez ce webinaire sur les biofilms (25 minutes)

Sources:

http://www.ledevoir.com/societe/sante/501939/des-chercheurs-percent-le-secret-de-la-resistance-de-certaines-bacteries

http://www.lapresse.ca/sciences/medecine/201706/27/01-5111114-avancee-majeure-contre-les-infections-dans-les-hopitaux.php