La propreté au sommet de Montréal

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La Tour de Montréal est la plus haute tour inclinée au monde, avec ses 165 mètres et un angle de 45 degrés. En comparaison, la tour de Pise a une inclinaison de 5 degrés seulement! À son sommet, on admire la région de Montréal et la plaine du Saint-Laurent jusqu’à une distance de 80 kilomètres. Un panorama à couper le souffle!

Comment la tour défit la gravité?

On peut se demander comment un édifice aussi incliné que la Tour trouve son équilibre. La réponse à l’énigme repose dans le rapport des masses : la partie supérieure de la Tour représente une masse de 8 000 tonnes qui est jointe de façon permanente et immuable à une infrastructure de béton qui descend à une dizaine de mètres sous le niveau du sol et possède une masse de 145 000 tonnes, soit l’équivalent de trois porte-avions!

On accède au sommet de la Tour par une montée saisissante dans un funiculaire vitré qui peut recevoir jusqu’à 76 passagers. Ce funiculaire est d’ailleurs le seul au monde à fonctionner sur une structure courbée : un système hydraulique permet en effet à la cabine de toujours demeurer horizontale, pendant les deux minutes que dure l’ascension.

Aimeriez-vous vous trouver au sommet de cette tour? Eh bien, Lalema vous y invite gratuitement! Le 28 avril, l’Expo Lalema se tiendra au sommet de cette tour. L’Expo Lalema est une occasion unique de découvrir les nouveautés en hygiène et salubrité en plus de discuter d’astuces d’entretien.

Que sont les biofilms et comment les éliminer

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La bactérie Serratia marcescens. Source: Wikimedia.

Que sont les biofilms et comment les éliminer?

Avez-vous déjà remarqué ce dépôt rosé se faisant dans les douches, les toilettes et les lavabos des salles de bains ou même ailleurs? Saviez-vous qu’il s’agit d’une colonie bactérienne représentant une forte concentration de la bactérie rouge Serratia marcescens?

Tout comme les bactéries qui les forment, les biofilms sont partout! Dans les éviers, les drains, les tuyaux, le réservoir de la cuvette, les fontaines intérieures et extérieures et même dans votre bouche. Effectivement, la plaque dentaire est un biofilm que l’on élimine en se brossant les dents.

Anatomie d’un biofilm

Les biofilms retrouvés sur les surfaces sont souvent issus d’une colonie complexe de microorganismes produisant des polymères leur permettant de mieux adhérer à la surface et faciliter la vie en colonie. Bref, un biofilm c’est comme une ville pour les microbes. L’homme a appris à apprivoiser ces biofilms et peut s’en servir pour traiter les eaux usées ou produire certaines molécules telles que des plastiques naturels. Toutefois, la présence des biofilms non désirés pourrait être nuisible et peut mener à des infections. Une étude scientifique a révélé la présence de biofilms sur la majorité des surfaces dans un hôpital que l’on croyait propre!

Comment éliminer un biofilm?

Si le biofilm n’est pas éliminé dès les premiers stages, des conséquences désagréables risquent de se produire, notamment :

  1. Les biofilms peuvent tacher et même dégrader des surfaces telles que des joints de silicone, des tuiles de céramique et différents plastiques et permettre la corrosion des métaux.
  2. La présence de biofilms facilite la propagation et la création d’un nouveau biofilm.
  3. Plus le biofilm peut se développer, plus il sera difficile à éliminer.
  4. Les bactéries présentes dans un biofilm peuvent être jusqu’à 1 000x plus résistantes aux produits désinfectants.

La bonne stratégie est donc de s’attaquer rapidement aux biofilms. Un nettoyage régulier avec un bon produit va donc empêcher la contamination avec un biofilm.

Une action mécanique abrasive, par exemple en utilisant une brosse ou un tampon en nylon facilite l’élimination du biofilm. Un désinfectant peut être utilisé pour éliminer toutes les bactéries résiduelles sur la surface.

Plus d’infos

Consulter le site du Montana State University’s Center for Biofilm Engineering, un centre de recherche spécialisé sur l’étude des biofilms. Vous avez d’autres questions? Vous pouvez également consulter notre webinaire sur le défi des biofilms en milieu industriel et institutionnel. N’hésitez pas à communiquer avec nous au 515.645.7749.

D’où vient le virus Zika?

Tout débute à la fin des années 40. Une équipe de recherche en Ouganda, dirigée par Alexander Haddow, étudie la présence du virus de la fièvre jaune dans cette région. En avril 1950, l’équipe isole un nouveau virus chez un singe utilisé comme cobaye dans la forêt de Ziika.

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Source : NEWSCOM/SIPA

Premier cas du virus Zika chez l’humain

La première description d’un cas clinique chez l’humain remonte à 1954 au Nigéria. Puis, en 1956, une expérience sera faite sur un volontaire qui sera infecté au virus Zika à l’aide de moustiques eux-mêmes infectés. Le volontaire développe une faible fièvre et une éruption cutanée bénigne. Il se remet rapidement. Le paradigme est confirmé : le virus Zika peut vraisemblablement infecter les humains à partir d’un moustique.

Par la suite, le virus Zika sera isolé dans de nombreuses espèces de moustiques du genre Aedes en Afrique et en Malaisie. En 2007, ce virus est identifié en Micronésie, lors de la première épidémie de grande ampleur. Depuis, le virus Zika est considéré comme un virus émergent.

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Moustiques Aedes aegypti

En 2013, une épidémie fait rage en Polynésie française. Le virus s’étend rapidement et touche les cinq archipels qui comptent environ 270 000 habitants. Entre octobre 2013 et mars 2014, le nombre de personnes atteintes est estimé à 28 000. En Polynésie française, on décrit 73 cas de Guillain-Barré, un syndrome rare qui peut causer de la faiblesse jusqu’à la paralysie. D’autres cas sporadiques d’infection au virus Zika ont été documentés un peu partout en Océanie.

Au Brésil en début d’année 2015, des observations de patients présentant des symptômes ressemblant à la dengue attirent l’attention des autorités de santé publique. Un spécialiste en maladies infectieuses évalue les patients, tandis que les tests de laboratoire indiquent qu’il s’agit d’un virus différent de celui de la dengue et du chikungunya. En mars 2015, la présence du virus Zika sera confirmée par le laboratoire de virologie de l’Institut Carlos Chagas. Il s’agit de la première description d’infection acquise au virus Zika en Amérique.

La souche isolée au Brésil appartient à la lignée asiatique du virus Zika et ressemble à celles retrouvées en Océanie. Des experts pensent que le virus aurait été importé au Brésil lors des Championnats du monde de pirogue (va’a) qui se sont tenus à Rio en août 2014. Quatre pays d’Océanie dans lesquels le virus Zika circule depuis 2014 étaient présents.

Actuellement, il est estimé qu’environ 1,5 million de cas d’infection seraient survenus au Brésil, ce qui en fait la plus grande épidémie jamais répertoriée au virus Zika. De plus, le virus Zika est soupçonné de provoquer des cas de microcéphalie chez les fœtus de mères infectées. Selon le ministère brésilien de la Santé, en date de 2 février 2016, on comptabilise 4 783 cas suspects de microcéphalie. Les recherches se poursuivent activement pour tenter de démontrer que le Zika est impliqué dans ces malformations congénitales.

Le virus Zika représente-t-il un risque de contamination des surfaces?

À l’heure actuelle, il n’existe aucun vaccin contre le virus Zika. Il est recommandé de se protéger des piqûres en portant des vêtements longs et en utilisant des antimoustiques et des moustiquaires.

Le virus Zika se transmet principalement par les piqûres de moustiques. Toutefois, les mesures d’hygiène et salubrité doivent suivre leur procédures normales incluant la désinfection des surfaces à haut potentiel de contamination et le lavage des mains. Pour plus de détails, voir cet autre billet.

Barbes et infections nosocomiales, font-elles bon ménage?

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Barbes et infections nosocomiales, font-elles bon ménage?

Les barbes, comme vous avez pu le remarquer, sont de retour. Qu’il s’agisse de barbe complète, d’une barbe hipster ou d’une simple moustache, les barbes sont bien populaires. Il est donc normal de se questionner sur la flore microbienne que ces barbes transportent.

Certaines critiques affirment que les barbes ne sont pas seulement mal propres, mais peuvent potentiellement héberger des bactéries pathogènes.

Cette peur des barbes, connue sous le nom de pogonophobie, est-elle justifiée?

Une récente étude scientifique, menée dans un hôpital américain, est venue à des conclusions très différentes. Dans cette étude, publiée dans le Journal of Hospital Infection, les chercheurs ont prélevé les bactéries des visages de 408 membres du personnel hospitalier avec et sans poils au visage.

Ils avaient de bonnes raisons de le faire. Nous savons que les infections nosocomiales sont la quatrième cause de mortalité aux États-Unis et au Canada. En moyenne, 1 patient sur 10 va contracter une infection lors de son séjour à l’hôpital. Mains, sarrau, cravates et équipements ont tous été mis en cause, mais que dire des barbes?

Des résultats étonnants

Eh bien, les chercheurs ont été surpris de constater que le personnel rasé de près, et non les barbus, était plus susceptible d’abriter des microorganismes pathogènes. Le groupe imberbe était trois fois plus susceptible d’être porteur d’une espèce connue comme le Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM) sur leurs joues rasées. Le SARM est une source particulièrement fréquente et pénible d’infections nosocomiales, car il est résistant à un grand nombre d’antibiotiques.

Comment l’expliquer? Les chercheurs ont suggéré que le rasage peut causer des microabrasions dans la peau qui peuvent soutenir la colonisation et la prolifération bactérienne. Certains avancent aussi que la flore microbienne de la barbe préviendrait la colonisation avec des bactéries pathogènes. Allons-nous un jour isoler de nouveaux antibiotiques dans la barbe des travailleurs de la santé? À suivre…

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Source : http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0195670114000905

Biofilm et le futur de la désinfection

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Peut-être avez-vous déjà songé aux principaux facteurs affectant la désinfection et la stérilisation dans les centres de soins. Les CDC (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies) aux États-Unis ont établi une liste des sept causes majeures affectant la persistance des microorganismes sur une surface.

  1. Le nombre de microorganismes
  2. La résistance des microorganismes aux désinfectants
  3. La concentration et l’efficacité des désinfectants utilisés
  4. Le temps de contact
  5. Les facteurs chimiques et physiques propres à l’environnement
  6. La présence de matière organique et inorganique
  7. Les biofilms

Pour plusieurs spécialistes en contrôle des infections, ces facteurs sont bien connus et bien adressés. Toutefois, savez-vous quelle est la différence entre la matière organique et les biofilms? Les deux affectent significativement l’efficacité de la désinfection. Par contre, les biofilms sont bien plus difficiles à éliminer et à contrôler.

Que sont les biofilms et comment se forment-ils?

Les biofilms sont issus d’une communauté de microorganismes entourés d’une couche protectrice de polymère extracellulaire. Cette couche adhère aux surfaces retrouvées dans notre quotidien telles que les surfaces dans les hôpitaux et devient une source importante de contamination. La formation de complexe extracellulaire ou d’un biofilm par les microorganismes est un phénomène naturel qui aide les microorganismes à se protéger des stress environnementaux tels que le nettoyage et la désinfection.

Plusieurs pathogènes nécessitent la présence de matière organique dans l’objectif de démarrer la formation d’un biofilm. Toutefois, certaines bactéries plus entreprenantes n’ont pas besoin de grand chose pour amorcer la création d’un biofilm. Lorsque les microorganismes se retrouvent dans un biofilm, ils sont beaucoup plus difficile à éliminer.

Il a été reporté que les bactéries présentes dans un biofilm pouvaient être jusqu’à 1 000 fois plus résistantes que celles n’étant pas dans un biofilm.

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Source: wikimedia

Bonne journée mondiale du lavage des mains

lavage-des-mainsLe 15 octobre est une journée dédiée à la conscientisation et la compréhension du lavage des mains.

Se laver les mains, c’est facile

Une petite quantité d’eau et de savon suffisent pour accomplir une action qui a beaucoup de bénéfice. Trente secondes, un peu de frottage des mains et le tour est joué.

Se laver les mains, c’est efficace

Se laver les mains après être allé aux toilettes ou avant de manipuler des aliments peut réduire de façon dramatique le risque d’infection tel que les infections alimentaires. Cette année, le lavage des mains a été une étape clé dans la lutte contre le virus Ebola en Afrique de l’Ouest.

Se laver les mains, c’est pour tous

Nous demandons souvent aux enfants de se laver les mains avant de manger, lors du retour de l’école ou après qu’ils aient joué dans le jardin. Toutefois, des nourrissons aux aînées, ce geste ne diminue pas en importance. Les infections peuvent être transmises de n’importe qui à tous. Après tout, le lavage des mains est l’action coût-bénéfice la plus efficace en santé publique.

Plus d’informations sur le lavage des mains

Visitez : globalhandwashing.org

Microcapsule: les spores bactériennes!

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Peut-être le savez-vous déjà, le Bio-Ranet® et le Katalyse contiennent des spores de bactéries! Lorsqu’elles sont activées, ces bactéries agissent directement sur les salissures en les dégradant.

Quelle est la différence entre une spore bactérienne et une bactérie?

Certaines bactéries sont capables de former des spores. Il s’agit en fait d’une espèce de cocon bactérien. La bactérie se transforme en spore et devient inactive. Cette forme lui permet de survivre très longtemps et la rend très résistante aux stress environnementaux.

Par exemple on peut penser aux spores de Clostridium difficile qui sont résistantes à la plupart des désinfectants, mais sensibles à l’Ali-Flex® RTU! La spore sera réactivée en bactérie lorsqu’elle sera dans un environnement propice à son développement.

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Saviez-vous que des spores vieilles, mais encore viables de 250 millions d’années ont été retrouvées dans des cristaux de sels au Nouveau-Mexique?

Qui sait, peut-être que dans 250 millions d’années, un microarchéologue va découvrir un échantillon de Bio-Ranet® avec des spores de bactéries encore viables dedans!