Microbe Fiction

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Imaginons un monde sans germe. La désinfection et la stérilisation deviennent inutiles. Le lavage des mains ne sert plus qu’à enlever les saletés. Les contacts humains prennent une toute nouvelle forme : on n’a plus peur de tomber malade et de manquer le travail ou l’école, on retrouve le plaisir de se serrer la main, de toucher aux objets, de vivre sans la crainte d’une épidémie…

Mais, pendant ce temps, la vie aquatique commence à dépérir. Que se passe-t-il? Les algues microscopiques sont des germes qui constituent la base de la chaine alimentaire! Et du coup, toute vie aquatique viendra s’éteindre (éventuellement les animaux terrestres et même les humains). La vie disparait. Point.

Mais, pendant ce temps, la couche d’ozone est détruite. Que se passe-t-il? Ces mêmes algues microscopiques génèrent 90 % de la photosynthèse responsable de notre oxygène ont été détruites, rappelez-vous! Avant longtemps, les rayons UV deviennent mortels et il n’y a plus d’oxygène. La vie disparait. Point.

Faut-il vraiment souhaiter l’éradication de tous les germes? Bien sûr que non! Les écosystèmes existent partout. Que ce soit à l’hôpital, dans une école, au travail ou en industrie, les bactéries et les germes nous entourent et c’est tant mieux. Il est bien sûr évident que les bactéries ne sont pas toutes bienvenues dans une salle d’opération mais qu’on les tolère dans une classe de maternelle! Que se soit sur les surfaces ou dans notre corps, l’équilibre doit être adapté selon les milieux. C’est là où le bon sens dicte le choix du produit, du nettoyant au désinfectant.

La prochaine fois que vous ferez le choix d’un produit nettoyant demandez-vous : est-ce bien le produit qui protégera mes amies les « bonnes bactéries » pour mon milieu ?

Inspirations:
Secret Life of Germs, Philip M. Tierno, 2001
Hygiène et salubrité en milieux de soins – Démarche pour le développement de stratégies d’entretien des surfaces, MSSS, 2010