D’où vient le virus Zika?

Tout débute à la fin des années 40. Une équipe de recherche en Ouganda, dirigée par Alexander Haddow, étudie la présence du virus de la fièvre jaune dans cette région. En avril 1950, l’équipe isole un nouveau virus chez un singe utilisé comme cobaye dans la forêt de Ziika.

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Source : NEWSCOM/SIPA

Premier cas du virus Zika chez l’humain

La première description d’un cas clinique chez l’humain remonte à 1954 au Nigéria. Puis, en 1956, une expérience sera faite sur un volontaire qui sera infecté au virus Zika à l’aide de moustiques eux-mêmes infectés. Le volontaire développe une faible fièvre et une éruption cutanée bénigne. Il se remet rapidement. Le paradigme est confirmé : le virus Zika peut vraisemblablement infecter les humains à partir d’un moustique.

Par la suite, le virus Zika sera isolé dans de nombreuses espèces de moustiques du genre Aedes en Afrique et en Malaisie. En 2007, ce virus est identifié en Micronésie, lors de la première épidémie de grande ampleur. Depuis, le virus Zika est considéré comme un virus émergent.

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Moustiques Aedes aegypti

En 2013, une épidémie fait rage en Polynésie française. Le virus s’étend rapidement et touche les cinq archipels qui comptent environ 270 000 habitants. Entre octobre 2013 et mars 2014, le nombre de personnes atteintes est estimé à 28 000. En Polynésie française, on décrit 73 cas de Guillain-Barré, un syndrome rare qui peut causer de la faiblesse jusqu’à la paralysie. D’autres cas sporadiques d’infection au virus Zika ont été documentés un peu partout en Océanie.

Au Brésil en début d’année 2015, des observations de patients présentant des symptômes ressemblant à la dengue attirent l’attention des autorités de santé publique. Un spécialiste en maladies infectieuses évalue les patients, tandis que les tests de laboratoire indiquent qu’il s’agit d’un virus différent de celui de la dengue et du chikungunya. En mars 2015, la présence du virus Zika sera confirmée par le laboratoire de virologie de l’Institut Carlos Chagas. Il s’agit de la première description d’infection acquise au virus Zika en Amérique.

La souche isolée au Brésil appartient à la lignée asiatique du virus Zika et ressemble à celles retrouvées en Océanie. Des experts pensent que le virus aurait été importé au Brésil lors des Championnats du monde de pirogue (va’a) qui se sont tenus à Rio en août 2014. Quatre pays d’Océanie dans lesquels le virus Zika circule depuis 2014 étaient présents.

Actuellement, il est estimé qu’environ 1,5 million de cas d’infection seraient survenus au Brésil, ce qui en fait la plus grande épidémie jamais répertoriée au virus Zika. De plus, le virus Zika est soupçonné de provoquer des cas de microcéphalie chez les fœtus de mères infectées. Selon le ministère brésilien de la Santé, en date de 2 février 2016, on comptabilise 4 783 cas suspects de microcéphalie. Les recherches se poursuivent activement pour tenter de démontrer que le Zika est impliqué dans ces malformations congénitales.

Le virus Zika représente-t-il un risque de contamination des surfaces?

À l’heure actuelle, il n’existe aucun vaccin contre le virus Zika. Il est recommandé de se protéger des piqûres en portant des vêtements longs et en utilisant des antimoustiques et des moustiquaires.

Le virus Zika se transmet principalement par les piqûres de moustiques. Toutefois, les mesures d’hygiène et salubrité doivent suivre leur procédures normales incluant la désinfection des surfaces à haut potentiel de contamination et le lavage des mains. Pour plus de détails, voir cet autre billet.

Le virus Zika représente-t-il un risque de contamination des surfaces?

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Le virus Zika est un arbovirus transmis par des moustiques du genre Aedes. Il a été découvert en 1947, chez un singe en Ouganda. Le virus Zika est surtout présent en Amérique centrale et en Amérique du Sud, mais également en Afrique et en Océanie.

Le virus Zika, c’est quoi?

Avec le virus Zika, on observe que près de 3 infections sur 4 ne présentent aucun symptôme. Quand les symptômes se manifestent, cela ressemble à une grippe : fièvre, maux de tête, courbatures avec des éruptions cutanées débutant 3 à 12 jours après la piqûre par le moustique. Le virus Zika peut aussi se manifester par une conjonctivite ou par une douleur derrière les yeux, ainsi que par un œdème des mains ou des pieds. La maladie n’est pas directement mortelle.

Pourquoi les femmes enceintes sont-elles particulièrement à risque?

Si une femme enceinte est infectée, elle peut transmettre le virus à son bébé par l’intermédiaire du placenta ou pendant l’accouchement.

Les femmes enceintes atteintes du virus peuvent donner naissance à des bébés atteints de microcéphalie. Les bébés naissent avec un périmètre crânien inférieur à 33 centimètres et un retard mental irréversible.

Toutefois, il n’y a pas de lien de causalité entièrement prouvé entre le virus Zika et la microcéphalie et ce, parce que certaines mères ne croient pas avoir eu le virus, probablement par absence de symptômes.

Quelles précautions faut-il prendre?

À l’heure actuelle, il n’existe aucun vaccin contre le virus Zika. Il est recommandé de se protéger des piqûres en portant des vêtements longs et en utilisant des antimoustiques et des moustiquaires.

Selon le site officiel du gouvernement du Canada (canadaensante.gc.ca)

Aucune transmission locale du virus Zika n’a été signalée au Canada. À l’heure actuelle, les moustiques qui transmettent le virus Zika ne se trouvent pas au Canada en raison du climat. Donc, la probabilité de transmission est très faible au pays.

La fièvre Lassa pourrait devenir un sujet de préoccupation beaucoup plus grave

Le focus médiatique sur le Zika virus fait présentement ombre sur l’épidémie de fièvre de Lassa qui sévit actuellement au Nigéria. La fièvre de Lassa est une fièvre hémorragique souvent comparée au virus Ebola.

http://afludiary.blogspot.ca/2016/01/who-update-lassa-fever-in-nigeria.html

Faible potentiel de contamination des surfaces

Le virus Zika se transmet principalement par les piqûres de moustiques. Toutefois, les mesures d’hygiène et salubrité doivent suivre leur procédures normales incluant la désinfection des surfaces à haut potentiel de contamination et le lavage des mains.

 

Communiqué du MSSS

Le 29 janvier 2016, Le directeur national de santé publique, docteur Horacio Arruda, a également émis un communiqué pour informer la population sur le virus Zika:

http://www.msss.gouv.qc.ca/documentation/salle-de-presse/ficheCommunique.php?id=1069