Quand les vaches médiévales tuaient les superbactéries

superbactéries

Crédit photo: Rob Young

 

Le dimanche matin de Pâques, je lisais La Presse+ et je tombe sur un article fort intriguant.

Une potion médiévale pour tuer des superbactéries

En gros, la recette va ainsi :

  • de l’ail
  • de l’oignon
  • du vin
  • de la bile extrait de l’estomac d’une vache!

Mélanger des quantités égales d’ail et d’oignon. Ajouter le vin et la bile en quantités égales. Laisser reposer dans un contenant de cuivre pendant neuf jours. Filtrer à travers un morceau de tissu. Appliquer avec une plume dans l’œil infecté du patient avant le coucher.

Si l’on se fie au résultat de l’étude, la potion a tué en laboratoire 99.9 % des bactéries Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (ou SARM).

Plus de recherches à venir

Il est clair qu’on ne peut pas essayer cela à la maison! Mais la recherche continue et qui sait, il y a peut-être de l’avenir avec cette recette médiévale.

Pour lire l’article complet:

http://plus.lapresse.ca/screens/6909536e-6531-4847-97e3-37d2bc96cf75%7C_0.html

Les supers vilains (Épisode 3/4) SARM

SARM

L’acronyme SARM désigne le Staphylococcus aureus résistant à la méticilline. Ce super vilain est aussi connu sous le nom de staphylocoque doré. Cette bactérie peut causer une multitude d’infections, toutefois elle est souvent associée à des infections de plaies.

Une proportion de la population est porteur asymptomatique

Une proportion de la population est porteur asymptomatique, c’est-à-dire que les personnes sont porteuses de la bactérie, mais ne développe pas la maladie associée. Toutefois, il est important de placer ces personnes sous isolement dans les hôpitaux, car elles représentent un risque augmenté de transmettre la bactérie et par conséquent l’infection.

Le SARM se transmet aisément par les mains et les objets contaminés

Le SARM se transmet aisément par les mains et les objets contaminés. C’est pourquoi il est important de bien pratiquer l’hygiène des mains à l’aide d’un gel hydroalcoolisé ou à l’aide d’eau et de savon. Les objets et surfaces à proximité ou directement en contact avec les patients doivent être décontaminés avec un désinfectant approprié. Ici, la plupart des solutions d’ammonium quaternaires, les produits chlorés ou les produits à base de peroxyde d’hydrogène accéléré s’avèrent suffisants.

Encore beaucoup de travail à faire

Bien que le SARM représente un risque sérieux dans les établissements de soins les infections causées par cette bactérie sont en baisse depuis plus de 10 ans. Des mesures d’hygiène renforcées dans les hôpitaux et le dépistage asymptomatique des patients seraient la cause de cette diminution. Toutefois, des souches plus résistantes aux antibiotiques et par conséquent plus difficiles à traiter sont en hausse ce qui complique le traitement des infections.

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Si vous les avez manqué, voici les 3 autres épisodes des Supers Vilains:

C Difficile

ERV

Norovirus

Des résultats de recherche intéressants dans la lutte contre la C. difficile

antibiotique

Tel que cité dans La Presse du mardi 10 juin 2014:

Des chercheurs de l’Université de Sherbrooke travaillent à mettre au point un nouvel antibiotique contre Clostridium difficile. Jusqu’à maintenant, leurs résultats sont très positifs… sur des souris, à tout le moins !

En effet, des recherches récentes du Dr Daniel Lafontaine, professeur titulaire de l’Université de Sherbrooke ont abouti à la découverte d’une nouvelle classe d’antibiotique. La dernière découverte d’une classe d’antibiotique remonte à plus de 30 ans! On sait également que ces nouveaux antibiotiques pourraient aussi être efficaces contre le SARM.

Fini les bactéries résistantes aux antibiotiques?

C.Difficile

Les bactéries seraient incapables de développer une résistance à ces nouveaux antibiotiques . Cela est une très bonne nouvelle car à terme, c’est alors possible d’être en meilleur contrôle lors d’éclosion.

Pour plus de détail, voir l’article dans La Presse.

Un allié de taille: un désinfectant chloré

En attendant que l’antibiotique soit prêt, dans un programme d’asepsie des lieux et de contrôle des infections, les antibiotiques représentent un volet, l’hygiène des mains également. Le programme d’entretien et les techniques de travail doivent être appliquées rigoureusement.  Mais il faut sans conteste ajouter un désinfectant adapté à la situation! N’hésitez pas à nous demander de l’information sur les désinfectants approprié nous avons plusieurs solutions à vos offrir!

 

Source: http://www.usherbrooke.ca/recherche/fr/nouvelles-quebec-science/nouvelles-quebec-science-details/article/25528/

5 vérités en hygiène et salubrité

5 vérités en hygiène et salubrité

L’hygiène des mains à elle seule n’est pas suffisante

Les études sont claires, bien que l’importance de l’hygiène des mains est très grande, elle n’est pas suffisante à elle seule pour limiter la propagation des infections. Les surfaces jouent un rôle prépondérant et l’arrêt de la chaîne de transmission est multifactoriel.

Les micro-organismes pathogènes survivent sur les surfaces

Les bactéries telles que le SARM, l’ERV et l’E.coli peuvent survivre plusieurs mois sur des surfaces. Les virus respiratoires et entériques quant à eux peuvent survivre de quelques heures à plusieurs semaines.

La transmission des infections est reliée à la qualité de la propreté

Une hygiène stricte respectant les mesures mises en place a été démontrée à réduire la transmission des infections dans les hôpitaux.

La contamination de l’environnement peut entraîner des infections

Nous touchons constamment différentes surfaces et nous touchons tout aussi souvent notre visage. Plusieurs études scientifiques ont démontré directement et indirectement que le niveau de propreté était lié à l’acquisition dans les infections et ce autant dans les garderies, les centres de soins que dans les lieux ou l’on manipule des aliments.

Le nettoyage et la désinfection doivent être répétés

Nettoyer c’est bien, recommencer c’est mieux. Dans les contextes institutionnels où le trafic humain est important, il est primordial de nettoyer et parfois de désinfecter. En fonction du lieu et du niveau de risques, il faut recommencer et parfois désinfecter la même surface plusieurs fois par jour, heureusement, on n’a pas à nettoyer aussi souvent à la maison !

Les vérités

Toutes ces vérités nous amènent à conclure que le nettoyage est essentiel. Lalema comprend votre réalité et peut vous offrir une panoplie de solutions pour répondre à vos besoins les plus complexes.

Si vous êtes curieux d’en apprendre plus, alors venez nous rencontrer lors du colloque annuel de l’Association Hygiène et Salubrité en Santé les 3 et 4 juin 2014