Un virus transmis de l’ordinateur à l’humain

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Saviez-vous que votre clavier d’ordinateur et votre souris sont recouverts de bactéries et de virus? Cela peut sembler évident quand nous y pensons. L’utilisation des ordinateurs est un geste très courant et le risque infectieux peut nous sembler banal. Toutefois, dans certains endroits comme les hôpitaux cette contamination peut s’avérer critique.

Effectivement, plusieurs éclosions de bactéries multirésistantes et de virus ont pu être relayées à des ordinateurs. C’est notamment le cas d’un hôpital au Royaume-Uni où une étude a révélé que dans un hôpital 42% des claviers d’ordinateur testé étaient porteurs de SARM ce qui se traduisait par un taux d’infections à SARM plus élevé que d’autres hôpitaux où la contamination des claviers était moindre (1). Une autre étude encore au Royaume-Uni a permis de révéler que les claviers d’ordinateur avaient été le réservoir d’une éclosion de gastroentérites à norovirus (2) ; un virus transmis de l’ordinateur à l’humain… qui l’eu cru !

Rassurez-vous, des solutions existent !

En premier et comme toujours le lavage des mains. Pour limiter la propagation des bactéries et virus, le lavage des mains est essentiel. Alors, pourquoi ne pas se laver les mains après avoir passé un moment à l’ordinateur, une solution antiseptique à l’alcool peut aussi faire le travail. Se laver les mains avant de toucher au clavier si on la les mains sales est aussi de mise. Finalement, il est sage de désinfecter votre clavier et votre souris à l’occasion. Un scientifique de renommée du nom de William Rutala, Bill pour les intimes, a démontré que les claviers d’ordinateurs ne présentent pas de signe de détérioration après 300 lavages avec différentes solutions désinfectantes.

Bref, nous négligeons souvent les objets du quotidien comme réservoir de virus et de bactéries nocives. Par exemple, les cellulaires sont souvent négligés nous les touchons et les portons à notre visage constamment.

Sur ce, il ne faut pas devenir hypocondriaque, mais simplement mettre en pratique le principe de précaution. C’est-à-dire de s’adapter à votre environnement et d’exiger une fréquence de désinfection en fonction du risque présent dans votre milieu.

 

(1). Devine J., Is methicilin-resistant Staphylococcus aureus (MRSA) contamination of ward-based computer terminals a surrogate marker for nosocomial MRSA transmission ans handwashing compliance ? J Hosp Infect. 2001 ;48 :72-5

(2). Morter S., et coll. Norovirus in the hospital setting : virus introduction and spread tithin the hospital environment. J. Hosp Infect. 2011 Feb ;77(2) :106-12