Une enzyme pour combattre les biofilms

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On n’arrête pas le progrès. La découverte d’une enzyme capable d’empêcher la production d’un biofilm, cette couche protectrice polymérique produite par les bactéries qui empêche les antibiotiques et les désinfectants de surfaces de bien fonctionner, pourrait à terme révolutionner la lutte aux infections nosocomiales.

Publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), l’équipe du Centre universitaire de Santé McGill dont fait partie le Dr Donald C. Sheppard a espoir que cette technologie puisse faire l’objet de tests cliniques humains d’ici 5 ans et être utilisée dans les hôpitaux d’ici 10 ans.

Dans une traduction libre, l’étude explique que:

Nous avons démontré que les glycosides hydrolases dérivées du champignon opportuniste Aspergillus fumigatus et de la bactérie Gram négative Pseudomonas aeruginosa peuvent être exploitées pour perturber les biofilms fongiques préformés et réduire la virulence.

Qu’est-ce qu’un biofilm?

Mon collègue Rémi Charlebois a décrit les biofilms ainsi:

Les biofilms retrouvés sur les surfaces sont souvent issus d’une colonie complexe de microorganismes produisant des polymères leur permettant de mieux adhérer à la surface et faciliter la vie en colonie. Bref, un biofilm c’est comme une ville pour les microbes. L’homme a appris à apprivoiser ces biofilms et peut s’en servir pour traiter les eaux usées ou produire certaines molécules telles que des plastiques naturels. Toutefois, la présence des biofilms non désirés pourrait être nuisible et peut mener à des infections. Une étude scientifique a révélé la présence de biofilms sur la majorité des surfaces dans un hôpital que l’on croyait propre!

On retrouve aussi les biofilms sur la peau et les instruments médicaux. Ainsi, selon l’article du Devoir:

Les biofilms, une matrice très collante formée de protéines et de polymères de sucre fabriquée par les bactéries pour se protéger, se fixent à la peau, aux muqueuses ou à la surface des matériaux biomédicaux, notamment des cathéters, tubulures, valves cardiaques et autres prothèses qui deviennent des portes d’entrée privilégiées pour l’infection.

Dans le même article, on y cite le Dr. Sheppard:

Les biofilms sont produits par des molécules qui se défendent contre notre système immunitaire ou contre des antibiotiques avec cette carapace qui est 1000 fois plus résistante que les organismes qui produisent et prolifèrent dans ces biofilms.

Une enzyme qui agit comme « machine destructrice » de biofilms

En somme, l’enzyme découverte a été modifié pour détruire les biofilms au lieu de les former. C’est une stratégie nouvelle qui pourra réduire les infections nosocomiales dans les centres de soins de santé.

Et les autres surfaces?

Bien qu’il ne soit pas vraiment mention des surfaces, peut-être que les prochaines générations de perturbateurs de biofilms seront à base de cette enzyme? En attendant, il existe des solutions comme la Technologie Ultra-Blast qui:

  • perturbe les biofilms pour faciliter leur enlèvement
  • prévient la croissance de nouveaux biofilms
  • n’est pas corrosive sur les surfaces

Visionnez ce webinaire sur les biofilms (25 minutes)

Comment fonctionne les biofilms? (< 1 minute)

Sources:

http://www.ledevoir.com/societe/sante/501939/des-chercheurs-percent-le-secret-de-la-resistance-de-certaines-bacteries

http://www.lapresse.ca/sciences/medecine/201706/27/01-5111114-avancee-majeure-contre-les-infections-dans-les-hopitaux.php

WEBINAIRE GRATUIT: Combattre les infections nosocomiales à l’aide de l’hygiène environnementale.

 

J’aimerais vous inviter à un webinaire (conférence en ligne) gratuit intitulé:

Combattre les infections nosocomiales à l’aide de l’hygiène environnementale.


 

Je présenterai ce webinaire d’une durée de 45 minutes:

le jeudi 16 février 2017 à 12h00, HNE.

L’objectif principal de ce webinaire sera de revoir les bases du nettoyage et de la désinfection dans un contexte de soins, plus précisément :

  • revoir les statistiques actuelles des infections nosocomiales au Canada
  • l’importance la désinfection comme moyen de contrôle
  • Les meilleures pratiques en nettoyage et désinfection
  • l’utilisation de produit adéquat
  • les techniques de validation

 

Infos utiles

  • le webinaire prendra place le jeudi 16 février 2017 à 12h pour une durée totale de 45 minutes
  • assurez-vous d’avoir un ordinateur disponible avec connexion internet
  • le webinaire est gratuit à 100% sans engagement de votre part
  • une période sera allouée aux questions à la fin du webinaire.

 

Barbes et infections nosocomiales, font-elles bon ménage?

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Barbes et infections nosocomiales, font-elles bon ménage?

Les barbes, comme vous avez pu le remarquer, sont de retour. Qu’il s’agisse de barbe complète, d’une barbe hipster ou d’une simple moustache, les barbes sont bien populaires. Il est donc normal de se questionner sur la flore microbienne que ces barbes transportent.

Certaines critiques affirment que les barbes ne sont pas seulement mal propres, mais peuvent potentiellement héberger des bactéries pathogènes.

Cette peur des barbes, connue sous le nom de pogonophobie, est-elle justifiée?

Une récente étude scientifique, menée dans un hôpital américain, est venue à des conclusions très différentes. Dans cette étude, publiée dans le Journal of Hospital Infection, les chercheurs ont prélevé les bactéries des visages de 408 membres du personnel hospitalier avec et sans poils au visage.

Ils avaient de bonnes raisons de le faire. Nous savons que les infections nosocomiales sont la quatrième cause de mortalité aux États-Unis et au Canada. En moyenne, 1 patient sur 10 va contracter une infection lors de son séjour à l’hôpital. Mains, sarrau, cravates et équipements ont tous été mis en cause, mais que dire des barbes?

Des résultats étonnants

Eh bien, les chercheurs ont été surpris de constater que le personnel rasé de près, et non les barbus, était plus susceptible d’abriter des microorganismes pathogènes. Le groupe imberbe était trois fois plus susceptible d’être porteur d’une espèce connue comme le Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM) sur leurs joues rasées. Le SARM est une source particulièrement fréquente et pénible d’infections nosocomiales, car il est résistant à un grand nombre d’antibiotiques.

Comment l’expliquer? Les chercheurs ont suggéré que le rasage peut causer des microabrasions dans la peau qui peuvent soutenir la colonisation et la prolifération bactérienne. Certains avancent aussi que la flore microbienne de la barbe préviendrait la colonisation avec des bactéries pathogènes. Allons-nous un jour isoler de nouveaux antibiotiques dans la barbe des travailleurs de la santé? À suivre…

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Source : http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0195670114000905

Les supers vilains (Épisode 2/4): ERV

ERV

ERV désigne Entérocoques résistants à la vancomycine. C’est une bactérie qui cause de graves problèmes dans les centres de soins. Effectivement, l’ERV est une cause majeure d’infections nosocomiales. Bien qu’elle s’en prenne généralement aux usagers les plus vulnérables, sa présence occasionne de sérieux problèmes.

Les ERV sont résistants à plusieurs antibiotiques

Les entérocoques sont des bactéries que l’on retrouve habituellement dans l’intestin et les selles des individus. À priori, les entérocoques ne causent pas d’infections chez les gens en santé. Néanmoins, les entérocoques peuvent causer des infections urinaires, des infections de plaies et, plus rarement, des infections du sang chez les personnes vulnérables. Ces infections sont acquises lors d’un séjour dans un établissement de soins et peuvent être traitées par une combinaison d’antibiotiques. Les ERV sont généralement plus difficiles à traité dû à leur résistance à plusieurs antibiotiques.

Comment désinfecter les surfaces

Pour ce qui est de la désinfection des surfaces, certains produits à base d’ammonium quaternaire ont une efficacité garantie contre cette bactérie pathogène. Sinon, une solution chlorée s’avère un autre moyen très efficace pour enrayer la bactérie des surfaces environnementales. Bien évidemment, l’hygiène des mains est cruciale pour limiter la propagation de la bactérie dans votre environnement.

Si vous les avez manqué, voici les 3 autres épisodes des Supers Vilains:

C Difficile

SARM

Norovirus

L’impact du risque infectieux sur le travail d’un préposé en hygiène et salubrité

asepsie vs risque infectieux

Le risque d’infections nosocomiales est estimé parfois jusqu’à 10%. Cela veut dire qu’une personne sur dix risque de contracter une maladie à l’hôpital alors qu’elle s’y trouvait pour une autre raison! Bien entendu, on associe souvent la propreté et l’asepsie des surfaces comme une cause de ce risque.

Il existe bien entendu une multitude de facteurs qui influence le risque d’infection nosocomiales comme le lavage des mains, le respect des procédures d’isolement et effectivement l’asepsie des surfaces et des équipements.

Préposés en hygiène et salubrité

Le nettoyage des surfaces dans les centres de santé est confié aux préposés en hygiène et salubrité. Les préposés en hygiène et salubrité sont un des atouts clés dans la lutte aux infections dans le milieu hospitalier. Leur rôle, autrefois peu valorisé, l’est maintenant par l’importance qu’ils ont dans la stratégie globale de l’entretien des surfaces.

La salubrité qui découle du travail des préposés requiert un niveau de performance adéquat voir élevé. Pour y arriver, le personnel tant exécutant que les gestionnaires doivent maîtriser l’ensemble des éléments qui composent ce métier.

Les produits d’entretien et le parc d’équipement constituent indéniablement des éléments importants pour assurer l’efficience lors de l’asepsie de l’environnement de tout établissement. Il devient donc essentiel d’associer étroitement les actions quotidiennes de la main-d’œuvre, en matière d’hygiène, avec une gamme de produits et d’équipements qui favorisent la qualité de leur prestation.

Depuis quelques années, grâce entre autre au dévouement et à l’implication de plusieurs membres du réseau de la santé (on en retrouve plusieurs dans l’exécutif de l’AHSS), on compte plusieurs éléments nouveaux:

L’impact du risque infectieux

Les tâches d’un préposé en hygiène sont diverses et peuvent être regroupées en différents types de travail:

  • Travaux routiniers
  • Travaux mensuels
  • Travaux annuels (ou saisonniers)
  • Départs-transferts
  • Désinfections terminales
  • Travaux fonctionnels

Répartition de la charge de travail

La charge de travail se repartie normalement selon la charte ci-après. Toutefois, la charge est souvent établie pour une situation « normale » ou planifiée. Qu’arrive-t-il en période d’éclosion? En situation de crise? Il est important de prévoir une certaine marge de manœuvre mais surtout d’avoir un plan B! Car une planification trop serrée entraînera probablement une détérioration de la propreté des endroits moins critiques mais à plus long terme, la salubrité des lieux pourrait en souffrir.

risque-infectieux

Quoi faire?

Afin de prévenir ce genre de situation, il convient d’avoir un parc d’équipement efficace et adapté, des produits nettoyants performants,et une organisation du travail impeccable. Qu’en pensez-vous? Venez nous en parler lors du colloque annuel de l’Association Hygiène et Salubrité en Santé les 3 et 4 juin 2014.

Le rôle des humains dans la prévention des infections nosocomiales

Lorsqu’on parle du secteur de la santé, on souligne souvent la surpopulation des urgences et l’augmentation du nombre de cas d’infections nosocomiales aux bactéries multi-résistantes comme la C-difficile. Pourtant, ce n’est pas la première fois que les établissements de santé sont aux prises avec les problèmes liés aux infections nosocomiales; on sait donc très bien que l’augmentation de ces types d’infections a un impact sur la santé des patients mais aussi des impacts économiques importants. Malgré de nombreuses mesures, le problème demeure…

Au cours d’une carrière de plus de 22 ans dans le réseau de la santé où j’ai cumulé plusieurs fonctions, j’étais sur le terrain et j’ai connu les différents points de vue face aux problèmes que sont les infections nosocomiales.

Nous savons que les infections acquises durant une hospitalisation sont dû à une combinaison de facteurs tels que « surdoses » d’antibiotiques, le non-respect des mesures de précautions et l’hygiène des lieux. Les deux derniers sont des facteurs liés aux comportements humains mais le non-respect des mesures de précautions est le facteur le plus aggravant car il est aussi un véhicule de transmission.

Dans une zone infectée, une personne qui ne respecte pas ou néglige les consignes de précautions et entre en contact avec un patient ou un objet de cette zone colonisée, augmente ses risques d’être contaminée et de devenir porteur d’une ou plusieurs bactéries multi-résistantes présentes dans ces zones limitées. Ce « transporteur » nouvellement infecté n’a pas de restriction de circulation et peut se promener un peu partout dans l’établissement, entrant en contact direct ou indirect avec différents objets et différentes personnes, créant une chaîne de transmission difficilement gérable.

La semaine prochaine, découvrez des petits gestes qui pourtant peuvent avoir un grand rôle préventif.

Un petit coup de soleil pour les bibittes!

Les scientifiques savent depuis 1877 que les microorganismes sont à la merci des rayons UV. Près de 50 ans plus tard, ils ont cependant découvert le type de fréquence spécifique qui les endommageait.

Au cours des années 1950, les chercheurs savaient que les rayons UV pénètrent les cellules et abiment les acides nucléiques, soit l’acide désoxyribonucléique (ADN) et acide ribonucléique (ARN). Cela a mené au développement commercial de plusieurs appareils à désinfection fonctionnant aux UV, principalement avec de la vapeur de mercure, qui produit des UV ayant la fréquence la plus efficace pour la destruction des microorganismes.r2d2-aspirateur

Les deux appareils utilisés dans les hôpitaux de Vancouver et d’Hamilton sont donc l’évolution naturelle de la désinfection aux UV, à laquelle s’ajoutent les nettoyants et désinfectants de surface ainsi qu’une bonne dose de prévention. En effet, grâce aux systèmes sans contact pour les salles de bains et lieux publics offerts par Lalema, les centres hospitaliers sont en mesure de réduire le nombre de surfaces à désinfecter pour prévenir les infections nosocomiales.

En tout cas, ces deux robots ne remplacent pas les équipes d’entretien ménager mais ajoutent au secteur un petit air futuriste… ne trouvez pas qu’ils ont des airs de famille avec R2-D2?

Des robots pour détruire les super-bactéries?

Deux hôpitaux ont récemment acquis un appareil permettant la désinfection des surfaces dans les centres hospitaliers.

L’hôpital Juravinski de Hamiltongerm1, a débuté une période d’essai d’une année d’un « robot » de 95 000 $ qui brûle les bactéries aux rayons UV, le Xenex Robot System. L’hôpital général de Vancouver a aussi lancé sa période d’essai d’un robot aux UV de 1,65 mètres de haut, cette fois-ci, le Tru-D Smart UVC, fonctionnant sur le même principe. L’efficacité de ces appareils repose en fait sur la propriété des rayons UV, ou plutôt les rayons UV à xénon, de stériliser et tuer les contaminants microscopiques.

Les deux appareils ne visent pas à remplacer les équipes d’entretien ménager, ni les produits de désinfection critique utilisés (par exemple les lingettes à l’eau de Javel Clorox, qui tuent la bactérie C. Difficile après un contact de cinq minutes), mais plutôt à compléter leur travail, afin d’éviter qu’une seule petite bactérie microscopique puisse tuer un être humain au système immunitaire affaibli par une autre maladie ou une opération.

Ne manquez pas notre prochain texte, expliquant comment fonctionne la désinfection par UV!

Les lingettes à l’eau de Javel de Clorox sont adoptées par un hôpital pour la prévention d’une éruption de C. difficile!

LingettesEn janvier 2012, une épidémie de C. difficile a fait six victimes à l’Hôpital régional du Cap Breton, en Nouvelle-Écosse. Si certaines victimes ne sont pas décédées directement à cause de cette infection nosocomiale, les autorités s’entendaient pour dire qu’il fallait établir de bonnes pratiques de prévention.

Parmi ces pratiques recommandées, la désinfection des surfaces à une fréquence régulières fait partie des gestes à adopter. Sachant que les serviettes pré-humectées sont efficaces pour la destruction de la bactérie C. difficile après un contact de cinq minutes, les hôpitaux du Cap Breton les ont adoptées et prévoient cette année éviter une contamination généralisée comme celles vécues au printemps 2011 et à l’hiver 2012.

Plus près de nous, les hôpitaux montréalais adoptent aussi des mesures concrètes pour éviter les infections nosocomiales, tout en veillant à la propreté des surfaces. Pour avoir tous les détails sur les lingettes Clorox, contactez le service à la clientèle de Lalema où des conseillers bien au fait du secteur de la santé sauront vous guider.

Les serviettes à l’eau de Javel Clorox éliminent la bactérie du C. difficile en cinq minutes!

Les hôpitaux du Centre de santé et services sociaux de Gatineau sont aux prises avec 63 patients atteints par la bactérie ERV (entérocoques résistants à la vancomycine) et la bactérie C. difficile (Clostridium difficile), rapportent ce matin les journalistes.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux évalue qu’au Québec, entre 80 000 et 90 000 patients hôpital proprehospitalisés contacteront une infection nosocomiale, soit environ 10 % des admissions. En plus des mesures proposées par le Plan d’action sur la prévention et le contrôle des infections nosocomiales 2010-2015, les établissements de santé peuvent désormais compter sur un produit nettoyant efficace : les lingettes désinfectantes à l’eau de Javel Clorox.

Depuis mars 2011, les serviettes à l’eau de Javel Clorox sont en effet approuvées par Santé Canada pour la destruction des spores de C. difficile après un contact de cinq minutes. Les serviettes sont préhumectées avec une solution exclusive et stable d’hypochlorite de sodium dilué à 1:10, soit la concentration recommandée par les Centers of Disease Control and Prevention (CDC) américains. Elles sont également reconnues pour la destruction de 31 autres agents pathogènes en une minute.

Suivez notre nouvelle série de capsules sur les avantages de « la bonne vieille eau de Javel » des produits Clorox afin de prévenir de nombreuses maladies et infections, en milieu hospitalier mais aussi sur les lieux de travail, établissements d’enseignement et autres endroits très fréquentés. De plus, ne manquez pas les textes de notre collègue Manon Landry sur « la grippe d’homme, la vraie! »

Le nettoyage dans les hôpitaux (partie 4)

Nettoyage dans les hôpitaux | Organisation du travail | Lalema inc.En quoi une organisation de travail adéquate contribue à la propreté d’un hôpital? Comment faire pour être à la bonne place au bon moment avec les bons outils? Voilà quelques questions auxquelles je répondrai dans ce billet de la série Nettoyage dans les Hôpitaux.

Évaluation des besoins de production

Avant toute chose, il convient d’évaluer les besoins en hygiène et salubrité. Pour ce faire, une évaluation normalisée est préférable mais elle doit être adaptée en fonction du type de milieux, d’unités et d’achalandage.

C’est également lors de l’évaluation des besoins que sera déterminé le devis d’hygiène et salubrité. On s’assure de bien considérer tous les travaux qu’ils soient journaliers, hebdomadaires, mensuels ou annuels.

Typiquement, les résultats seront présentés en rendement de production (mètres carrés/heure) ou en nombre d’équivalents à temps complets.

Comment réduire les pertes de temps

Comment mesurer la productivité dans un contexte où une partie importante de la tâche est dans le déplacement. En effet, les départements d’hygiène et salubrité sont presque toujours au sous-sol alors que leur travail se passe en grande partie sur les étages!

En réduisant les déplacements, on augmente la productivité.

C’est pourquoi le chariot du préposé doit être le plus complet possible et les points d’eau ou remises d’entretien bien approvisionnées en fournitures (produits de papier ou sacs à déchets notamment), équipements  et produits sanitaires.

Il va sans dire que de bons tapis d’entrée retiendrons beaucoup de saletés.

Réussir sa journée!

Voici quelques trucs pour bien réussir sa journée:

  • Établir une séquences des actions à accomplir dans une journée/semaine/période
  • Définir l’ordre séquentiel des locaux
  • Incorporer les travaux connexes et périodiques (mensuels)
  • S’assurer d’avoir des blocs dédiées aux travaux périodiques (dépoussiérage en hauteur, polissage, etc.)
  • Minimiser les déplacements
  • Travailler à l’espace plutôt qu’à la tâche
  • Distribuer équitablement le travail
  • Une image vaut mille mots: favoriser un plan couleur accompagné de graphique à une simple liste des tâches dans word!
C’est tout pour ce billet et pour cette série sur le nettoyage dans les hôpitaux! N’oubliez pas que nous pouvons vous aider, prenez un rendez-vous en appelant au 514.645.2753 ou inscrivez-vous à l’un de nos séminaires de formation ! J’espère que cette série sur le nettoyage dans les hôpitaux vous a plu!

Sources: Hygiène et salubrité en milieux de soins – Démarche pour le développement de stratégies d’entretien des surfaces, MSSS, 2010, 52 pages.

Le Nettoyage dans les Hôpitaux (partie 3)

hopitalLes préposés en hygiène et salubrité sont un des atouts clés dans la lutte aux infections dans le milieu hospitalier. Leur rôle, autrefois peu valorisé, l’est maintenant par l’importance qu’ils ont dans la stratégie globale de l’entretien des surfaces.

La salubrité qui découle du travail des préposés requiert un niveau de performance adéquat voir élevé. Pour y arriver, le personnel tant exécutant que les gestionnaires doivent maîtriser l’ensemble des éléments qui composent ce métier.

Les produits d’entretien et le parc d’équipement constituent indéniablement des éléments importants pour assurer l’efficience lors de l’asepsie de l’environnement de tout établissement. Il devient donc essentiel d’associer étroitement les actions quotidiennes de la main-d’œuvre, en matière d’hygiène, avec une gamme de produits et d’équipements qui favorisent la qualité de leur prestation.

Depuis quelques années, grâce entre autre au dévouement et à l’implication de plusieurs membres du réseau de la santé (on en retrouve plusieurs dans l’exécutif de l’AHSS), on compte plusieurs éléments nouveaux:

Ceci étant dit, le personnel d’hygiène et salubrité mérite toute notre reconnaissance. Merci à vous!

Le prochain billet parlera plus en détail d’un aspect de leur travail:  l’organisation du travail.

Pour ne rien manquer de cette série sur le Nettoyage dans les hôpitauxn’oubliez pas de vous inscrire au blog. Pour cela, rien de plus simple que d’inscrire votre courriel dans la colonne de gauche. Vous désirez voir nos produits, visitez alors notre catalogue, le plus complet sur le marché, sur  www.lalema.com.

 

Sources: Hygiène et salubrité en milieux de soins – Démarche pour le développement de stratégies d’entretien des surfaces, MSSS, 2010, 52 pages.

Le Nettoyage dans les Hôpitaux (partie 2)

Nettoyage dans les hôpitaux | Lalema inc.
Le nettoyage dans les hôpitaux permet de réduire le risque d’infection pour les patients. Bien entendu, ce n’est pas le seul facteur: les bonne pratiques d’hygiène personnelle notamment le lavage des mains et l’utilisation des équipements de protection personnelle comme les blouses, les gants, les masques ou les lunettes sont aussi des éléments importants.

Donc, pour avoir un bon plan d’entretien sanitaire des surfaces, il convient de bien coordonner les interventions. Un gestionnaire d’hygiène et salubrité doit alors considérer:

  • Le type de lieu associé au niveau de risque
  • Les tâches à effectuer
  • La fréquence d’entretien requise

Un devis détaillé et bien appliqué permet entre autre de valider l’efficacité du nettoyage.

L’approche globale sera déterminée par type de lieu:

  • Éradication systématique (ex. Salles d’opération)
  • Maintien d’une faible charge environnementale (ex. risque faible d’infection comme les espaces de bureau individuel)
  • Équilibre écologique des micro-organismes. Cette approche se base sur la concurrence entre bons et mauvais microbes. Si les bons microbes sont là, il y a moins de place pour la croissance des mauvais (ex. milieux de vie).
  • Salubrité verte. Approche qui utilise moins de produits toxiques
  • Revoir et améliorer les aménagements et/ou les revêtements (lors de la conception ou lors de rénovations)
Le prochain billet de cette série traitera d’un autre facteur clé: le personnel d’hygiène et salubrité.

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Sources:

Le nettoyage dans les hôpitaux du 21e siècle par le Dr. Stephanie J. Dancer, Medical, Microbiology, Hairmyres Hospital, UK paru dans la revue Le Nettoyage professionnel, Juillet/Août 2012.

Hygiène et salubrité en milieux de soins – Démarche pour le développement de stratégies d’entretien des surfaces, MSSS, 2010, 52 pages.

Le Nettoyage dans les Hôpitaux (partie 1)

corridor-hopital-lalemaLe nettoyage a longtemps été une affaire de « visuel ». Une odeur fraîche de propreté et une absence de tache ou de résidu suffisaient pour définir qu’un lieu était propre. Cela dit, dans un environnement du bureau ou une salle de classe cela demeure généralement un bon indice de la propreté.

Mais nous savons également que les microbes (bactéries ou virus), invisibles à l’oeil nu, présentent un risque pour la transmission des infections. Prenez l’exemple du virus de la grippe, il peut survivre jusqu’à 48 heures sur une surface dure!

Sans procédure de désinfection établie ou un programme de contrôle de la qualité, les microbes peuvent donc survivre en milieu hospitalier.

3 facteurs-clés doivent être considérés pour effectuer une analyse du risque infectieux:

  • Le patient est-il porteur d’un agent pathogène? L’agent pathogène est classé selon sa capacité de propagation et sa virulence. Le choix d’un nettoyant-désinfectant en découlera également.
  • Les activités fonctionnelles du secteur représentent-elle un risque de transmission des infections par l’environnement? Ex. Services alimentaires, Bureaux, Soins intensifs, etc.
  • L‘intensité du contact est une fonction de l’achalandage des lieux et des surfaces les plus susceptibles d’être touchées. Ex: Robinetterie 
Avez-vous déjà effectuer une analyse du risque infectieux? Chez Lalema, nos conseillez peuvent vous aider à cheminer en ce sens et déterminer la solution adaptée à votre établissement. Le prochain billet de cette série dévoilera comment le nettoyage permet de réduire les risques d’infections des patients.

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Sources:

Le nettoyage dans les hôpitaux du 21e siècle par le Dr. Stephanie J. Dancer, Medical, Microbiology, Hairmyres Hospital, UK paru dans la revue Le Nettoyage professionnel, Juillet/Août 2012.

Hygiène et salubrité en milieux de soins – Démarche pour le développement de stratégies d’entretien des surfaces, MSSS, 2010, 52 pages.

Une bonne note pour les hôpitaux québécois!

Lavage des mains | Lalema inc.L’Institut canadien d’information sur la santé a  publié hier matin les indicateurs de performance de 600 établissements de santé au Canada, incluant ceux du Québec. Bonne nouvelle : les hôpitaux du Québec se comparent avantageusement avec les établissements du reste du Canada.

Grâce aux importants efforts de prévention à tous les niveaux, un patient d’un hôpital du Québec risque moins d’avoir besoin d’être réadmis après une hospitalisation ou une chirurgie qu’un patient d’un hôpital hors-Québec. Ainsi, 7,9 % des patients québécois seulement ont dû être réadmis à l’hôpital après une première visite, contre 8,4 % dans l’ensemble du Canada.

La prévention des infections nosocomiales est certainement un outil considérable pour éviter la réadmission de patients… l’automatisation fait partie de la solution! Robinets et distributeurs de savon automatiques permettront ainsi de ne pas contaminer les surfaces, un système d’ouverture de porte automatique assurera que les bactéries ne passent pas aux patients.

Lalema félicite chaleureusement ses clients hospitaliers pour ces excellents résultats et est fière de contribuer à la protection de la santé!

La clé du succès: c’est la communication

Institut universitaire de gériatrie de Montréal - Remise de prix 2011

Crédit: © Gouvernement du Québec, 2011

L’Institut Universitaire de Gériatrie de Montréal s’est mérité une mention d’honneur dans le cadre de la remise des prix d’excellence du Réseau de la santé et des services sociaux 2011. Découvrez comment.

Vous connaissez ces maladies qu’on attrape à l’hôpital ou dans les centres d’hébergement de soins longues durées : les infections nosocomiales? C’est une problématique majeure dans notre système de santé. Avec les années, les experts de réseau de la santé au Québec ont entre autres amélioré les techniques de nettoyage et de désinfection, développé un programme de formation professionnelle reconnu par le Ministère de l’éducation et mis en œuvre des formations pour tous les préposés à l’hygiène et la salubrité. Ces étapes sont essentielles à la réduction du risque de transmission des maladies infectieuses.

Parallèlement, le personnel de soins infirmiers a également travaillé d’arrache-pied dans des conditions parfois tout aussi difficiles pour améliorer les processus de désinfection des petits équipements, de nettoyage des mains, etc.

Mais, dans tout ça, la communication est la clé du succès. C’est ce qu’a compris Jean-François Champagne de l’Institut Universitaire de Gériatrie de Montréal, lorsqu’il décida de se doter d’un outil qui simplifie les communications entre le personnel de soins infirmiers et les préposés à l’hygiène et salubrité.

Pour bien comprendre : l’étape cruciale lors du départ d’un patient, c’est la désinfection terminale. Si le client est porteur d’une bactérie telle le C. Difficile, le SARM ou l’ERV par exemple, la technique de désinfection et la planification des ressources seront différentes.

L’outil développé pour l’IUGM se nomme Sanix. C’est un système de gestion de la salubrité accessible aux établissements de santé du Québec. Le logiciel est pourvu d’une interface graphique qui permet à l’infirmière de voir le plan de son étage et, en six clics ou moins, de signaler son besoin de désinfection à l’équipe d’hygiène et salubrité. Les préposés à l’hygiène et salubrité sont alors informés, tandis que les gestionnaires en prévention des infections ont accès à un historique complet.  Imaginez la paperasse éliminée, la rapidité des communications et la tranquillité d’esprit de savoir que la demande ne reste pas prise dans une boîte vocale!

Déjà plus d’une trentaine d’établissements ont démontré un intérêt pour cet outil.

Alors en mon nom personnel et au nom de Lalema, nous tenons à féliciter Monsieur Champagne et son équipe pour la réalisation de ce projet.

Vous trouverez plus d’information sur Sanix en suivant ce lien.