Le Plan Nord, un plan propre?

Ça fait deux semaines que je ne dors pas. Je veux dire… On l’attendait. On s’est préparé. Personnellement, j’ai décoré tout mon sous-sol en conséquence. Mes amis me disaient que j’étais fou, que ça n’arriverait jamais. Quand je me levais trois fois par nuit pour aller voir sur Internet si l’annonce avait été faite, ma femme me regardait de travers.

Puis, le 9 mai, enfin, ça s’est produit.

Jean Charest a annoncé la mise en chantier du Plan Nord.

Ce qu’il y a de bien, avec ce genre de projet, c’est qu’il faudra nettoyer avant (les gens, là-bas, n’oseraient jamais recevoir dans un environnement sale) et après les nombreux chantiers. Pour moi, qui adore faire faire le ménage, c’est l’Eldorado, en plus froid. Sans compter que, logistiquement, nettoyer à -30°C pose un bon nombre de problèmes intéressants.

En ces régions éloignées, le premier défi concerne le transport. Un détergent concentré est donc essentiel, pour éviter de monopoliser des dizaines de dix-huit roues uniquement pour l’acheminement du savon. Le Spin , par exemple, détergent à lessive à fragrance de citron (agréable pour ceux et celles qui « b’auront pas le bez congestiobé par le rhube » ), est efficace en eau froide, ce qui permet de garder la quantité limité (et précieuse) d’eau chaude pour le spa.

D’ailleurs pour le « rhube« , il faudra des quantités considérables de papiers mouchoir super doux comme ceux de marque Kleenex. Et voilà une image de chat parce que on m’a toujours dit qu’une photo de chat, ça va bien avec les mouchoirs:
Chatton blanc qui dort

Le N-55 (un nettoyant à vitres), quant à lui, permet de laver de grandes surfaces à la fois par temps froid. Ça tombe bien, le Grand Nord québécois, c’est une grande surface, on y construira sûrement des grandes vitres. Bien sûr, il sera possible d’aider les laveurs de vitres en leur fournissant un tapis gratte-pieds Mat-a-dor , qui les empêchera de glisser durant leur besogne.

Finalement, je suis de ceux qui sont persuadés que la plus grande ressource consommée durant cette aventure sera le carton, à cause des gobelets remplis de café et de chocolat chaud qui pulluleront sur les chantiers. Nul doute que, dans leur commande de détergents divers, les entreprises voudront ajouter une ou deux caisses de ces fameux verres .

Bref, faites comme moi, ne rangez pas votre manteau d’hiver : comme le dit Jean Charest, c’est le projet d’une génération. Ce pourrait être la nôtre.

 

Pour en savoir plus sur le Plan Nord, suivez ce lien: http://plannord.gouv.qc.ca/

Galerie de photos:

Détergent à lessive concentré HENettoyant à vitres pour temps froidVerre en carton à fond plat avec anse pour breuvage chaud

Économie = Écologie?

marguerite

L’arrivée de 2011 marque, selon plusieurs économistes, la fin de la récession économique.

Qu’est-ce que l’économie?

Pour définir les cycles, ceux-ci divisent le cycle économique en quatre phases :

  • Expansion (boom économique),
  • Crise,
  • Récession (ou dépression, selon l’ampleur),
  • Reprise.

Dans bien des domaines, la récession a signifié une gestion plus serrée des dépenses et un suivi plus rigoureux des priorités des entreprises.

graph1_croiss2

Les mêmes règles?

On pourrait se demander si l’écologie est tenue aux mêmes règles. Une collègue questionnait, l’autre jour, « si l’écologie a amené les entreprises à faire des économies ou si le besoin d’économiser a mené les entreprises et les gens à trouver des solutions dans l’écologie. » Dans ce sens, il est bon de constater que, contrairement aux prévisions logiques, les entreprises québécoises et canadiennes ne semblent pas avoir oublié leurs bonnes habitudes écologiques en période de crise économique et de récession. Au contraire : je crois que l’écologie est devenue aujourd’hui un moteur de l’économie, un catalyseur. En période de récession économique, les entreprises ont dû trouver des solutions pour réduire leurs coûts, et les produits écologiques ont fait partie de ces solutions. Autrefois, il y a fort à parier que les pratiques écologiques auraient été ignorées pour un moment, étant perçues comme des dépenses tout simplement.

Des exemples

Des produits plus concentrés signifient moins de transport, une économie. Des produits moins nocifs requièrent peu ou pas de traitement des eaux usées, une autre économie. Ce ne sont là que quelques exemples de la nouvelle adéquation écologie = économie… heureusement pour la planète, les deux n’ont pas le même cycle!

En ce début d’année 2011, je vous souhaite la santé économique et écologique!

 

p.s. cette discussion est maintenant ouverte sur Linkedin Quebec: ? http://t.co/ghtxOO2

Microbe Fiction

microbe

Imaginons un monde sans germe. La désinfection et la stérilisation deviennent inutiles. Le lavage des mains ne sert plus qu’à enlever les saletés. Les contacts humains prennent une toute nouvelle forme : on n’a plus peur de tomber malade et de manquer le travail ou l’école, on retrouve le plaisir de se serrer la main, de toucher aux objets, de vivre sans la crainte d’une épidémie…

Mais, pendant ce temps, la vie aquatique commence à dépérir. Que se passe-t-il? Les algues microscopiques sont des germes qui constituent la base de la chaine alimentaire! Et du coup, toute vie aquatique viendra s’éteindre (éventuellement les animaux terrestres et même les humains). La vie disparait. Point.

Mais, pendant ce temps, la couche d’ozone est détruite. Que se passe-t-il? Ces mêmes algues microscopiques génèrent 90 % de la photosynthèse responsable de notre oxygène ont été détruites, rappelez-vous! Avant longtemps, les rayons UV deviennent mortels et il n’y a plus d’oxygène. La vie disparait. Point.

Faut-il vraiment souhaiter l’éradication de tous les germes? Bien sûr que non! Les écosystèmes existent partout. Que ce soit à l’hôpital, dans une école, au travail ou en industrie, les bactéries et les germes nous entourent et c’est tant mieux. Il est bien sûr évident que les bactéries ne sont pas toutes bienvenues dans une salle d’opération mais qu’on les tolère dans une classe de maternelle! Que se soit sur les surfaces ou dans notre corps, l’équilibre doit être adapté selon les milieux. C’est là où le bon sens dicte le choix du produit, du nettoyant au désinfectant.

La prochaine fois que vous ferez le choix d’un produit nettoyant demandez-vous : est-ce bien le produit qui protégera mes amies les « bonnes bactéries » pour mon milieu ?

Inspirations:
Secret Life of Germs, Philip M. Tierno, 2001
Hygiène et salubrité en milieux de soins – Démarche pour le développement de stratégies d’entretien des surfaces, MSSS, 2010