Les origines de l’Ebola

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D’où vient l’Ebola ?

Bien que cette question puisse sembler simple au premier abord, elle constitue un réel casse-tête scientifique. L’information parue dans les médias au cours de l’éclosion actuelle a peu fait le point sur la question.

Première apparition

Le virus Ebola a été identifié en 1976 lors d’une éclosion de fièvre hémorragique dans le village de Yambuku près de la rivière Ebola dans le nord du Zaïre, aujourd’hui la République démocratique du Congo. C’est le médecin Belge Peter Piot qui a identifié le virus Ebola pour la première fois. Cette épidémie avait alors touché 318 personnes faisant 280 morts. Par la suite, plusieurs éclosions d’Ebola ont été enregistrées en Afrique centrale. La souche virale d’identifié fut nommé Ebola/Zaire et est apparentée à la souche causant l’éclosion actuelle en Afrique de l’Ouest.

Un accident à aussi eu lieu en 1989 à Reston en Virginie, le virus a tué plusieurs singes et aurait vraisemblablement infecté 4 personnes qui n’auraient pas développé de symptômes. Cette souche bien distincte, Ebola/Reston, serait issue de singes en provenance des Philippines toutefois, l’origine exacte du virus demeure inconnue à ce jour.

L’éclosion de 2014

L’OMS a identifié le patient 0, il s’agit d’un garçon de deux ans de Méliandou un village situé dans le sud-est de la Guinée. Toute la famille, ainsi qu’une amie de la famille auraient alors été infectées. L’infection n’aurait cessée de se propager depuis. Il s’agit de la première éclosion à survenir en dehors de l’Afrique centrale et même au-delà de l’Afrique. Depuis l’éclosion se propage et a atteint à ce jour 14 413 personnes faisant plus de 5 177 morts. Actuellement, la croissance de l’épidémie semble se stabiliser et les experts espèrent qu’il n’y aura pas de deuxième vague dont les conséquences pourraient être désastreuses.

Réservoir naturel

Il est généralement accepté que les chauves-souris frugivores sont le réservoir naturel de ce virus. D’autres hypothèses pointent les insectes et parfois des primates. C’est ainsi que plusieurs scientifiques prévoient qu’avec la déforestation actuelle en Afrique que les cas d’Ebola risquent d’augmenter dans les années à venir. Un travail d’éducation sera à faire avec les peuples situés à proximité de la forêt tropicale pour limiter la chasse des chauves-souris et primates pour la consommation alimentaire, ce qui n’est pas une pratique couramment répandue.

 

Une infirmière contracte l’Ebola au Texas, faut-il revoir les protocoles de contrôle des infections ?

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Une infirmière de l’hôpital de Dallas où un malade était traité pour le virus Ebola a contracté la maladie. Il s’agit du premier cas de transmission d’Ebola en Amérique du Nord. Bien que les autorités se veulent rassurantes, la question se pose dans les hôpitaux : Les protocoles en place sont-ils adéquats ?

L’infirmière en question Mme Nina Pham portait l’équipement de protection conformément aux directives de son hôpital. Effectivement, elle dit avoir suivi le protocole en tout temps et est incapable d’identifier comment elle aurait pu contracter le virus. Les méthodes de contrôle environnemental étaient aussi bien en place. Effectivement, la chambre était désinfectée à tous les jours avec de l’hypochlorite de sodium.

Une violation des protocoles en cause?

Le directeur des CDC américains (Center for Disease Control), le Dr Thomas R. Frieden croit que les protocoles de soins n’auraient pas été suivis à la lettre «Une violation des protocoles a sûrement eu lieu et cette violation à entraîner une infection».

Les CDC font actuellement enquête dans le but d’identifier comment Mme Pham aurait pu contracter l’infection. Les protocoles sont bien sûr à l’étude, mais ils seraient suffisants pour protéger le personnel soignant de l’infection au virus.

Néanmoins, la partie considérée comme représentant un haut risque est le retrait des équipements de protection. En Europe une enquête est aussi en cours pour comprendre comment une infirmière espagnole se serait trouvée dans la même situation.

Aucun cas a Québec à ce jour

Le Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec l’Institut national de santé publique du Québec ont émis des recommandations en cas d’éclosion. Il est important que chaque centre de soins pouvant recevoir un patient potentiellement infectieux mette en place certaines mesures de précaution. Ainsi, il est important d’avoir l’équipement minimal pour ce type de précautions.

Chez Lalema nous pouvons vous aider en offrant tout le matériel nécessaire. Pour tout besoin particulier, n’hésitez pas à communiquer avec nous.

Ebola, comment se propage le virus?

 

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Le risque de transmission du virus Ebola au Canada est très faible

Toutefois, certaines précautions doivent être mises en place. L’Agence de santé publique du Canada recommande d’ailleurs au voyageurs d’éviter tout voyage non essentiels en Guinée, au Liberia et au Sierra Leone.

Le risque existe seulement si vous avez été en contact avec des personnes malades. Dans de cas, si vous ressentez des symptômes (voir plus bas), composez le 8-1-1 et informez-les de vos malaises. Vous serez diriger vers le centre de soins de santé en mesure de vous aider.

Qu’est-ce que l’Ebola et comment se propage-t-il?

L’Ebola est un virus. Il n’existe présentement aucun vaccin ni traitement. Il provoque une maladie sévère, causant des symptômes graves dont des vomissements et des hémorragies. Le taux de mortalité peut atteindre 90%. La contamination primaire provient d’un contact avec un animal infecté et peut se propager rapidement.

Comment est-on infecté par l’Ebola?

En entrant en contact avec liquides corporels tels le sang, l’urine, les selles et les vomissures ou en par contact avec une victime décédée, par ingestion de viande d’animaux infectés et lors d’une relation sexuelle avec une personne infectée.

Quels sont les symptômes de l’Ebola?

La fièvre, les maux de tête, la nausée et la fatigue sont des symptômes de l’Ebola. Mais les saignements, la toux, la diarrhée et les vomissements sont des symptômes également.

Recommandations sur la désinfection de l’INSPQ

L’institut national de santé publique du Québec à été rapide à émettre des recommandations, sous un bref document résumant l’essentiel. Dans ce document nous apprenons :

  • Utiliser une solution d’eau de Javel 0.5 % (hypochlorite de sodium) a une concentration de 5 000 ppm pour la désinfection des surfaces ou objets contamines par du sang ou des liquides organiques
  • Utiliser une solution chlorée à 5 000 ppm pour la désinfection terminale

En apprendre plus sur l’Ebola

Le virus Ebola en 4 temps

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La transmission du virus Ebola

Pour bien comprendre comment mettre en place les mesures efficaces pour limiter la propagation du virus Ebola, il est essentiel de bien comprendre comment ce virus se propage. Le virus se transmet de personne à personne lors d’un contact direct ou par un contact avec du sang ou d’autres sécrétions biologiques. Les infections nosocomiales sont donc très importantes. Effectivement, les transmissions nosocomiales auraient pris place dans toutes les éclosions survenues jusqu’à présent.

Contrairement à l’influenza ou la gastroentérite, le virus Ebola n’est pas réputé pour se transmettre via des surfaces contaminées, communément appellé fomites et peu d’information existe à ce sujet.

Les symptômes du virus Ebola

L’apparition des premiers symptômes se manifeste par un épisode de fièvres, suivi de diarrhées et de vomissements. Finalement, des pertes sanguines et des saignements anormaux vont survenir en fin de malaise. Le temps d’incubation du virus est de 2 à 21 jours, c’est-à-dire qu’une personne infectée ne développera pas de symptômes sévères avant cette période.

La prévention contre le virus Ebola

Actuellement, le risque de transmission du virus Ebola au Canada est très faible. Toutefois, certaines précautions doivent être mises en place. Sur le site de l’agence de Santé publique du Canada, on recommande au voyageur d’éviter tout voyage non essentiel en Guinée, au Liberia et au Sierra Leone. Pour ce qui est des personnes revenant de ces pays, le risque existe seulement si elles ont été en contact avec des personnes malades. Malgré les faibles risques, l’éclosion en Afrique de l’Ouest ne semble pas être encore contenue. L’OMS a émis comme possibilité que plus de 20 000 personnes seront atteintes de la maladie.

Le futur

Il est difficile de se prononcer sur le développement de l’épidémie puisqu’‘une éclosion d’Ebola d’une telle envergure n’a jamais eu lieu. De plus, le virus a un taux de mutation très élevé et semble déjà avoir changé son patrimoine génétique depuis le début de l’éclosion. N’ayant aucun traitement prouvé efficace contre cette maladie les mesures sanitaires demeurent l’arme la plus efficace pour lutter contre le virus.

En apprendre plus sur l’Ebola

Ebola, la situation risque de déraper

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Nous apprenions au début de la semaine que le Sénégal était désormais touché par l’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement en Afrique. Ce qui fait du Sénégal le sixième pays touché par l’épidémie. Le Center for Disease Control à Atlanta (CDC) à déclaré hier que l’épidémie a de forte de chance de dégénérer et que l’éclosion risque de déborder de l’Afrique rapidement1. Faisant, par le fait même appel à l’aide internationale. Cette situation est désormais vue par la communauté scientifique comme une épidémie rendue au point critique de tergiverser vers une pandémie sans précédent.

Serions-nous prêts à faire face à une pandémie mondiale d’Ebola?

Les agences de santés publiques occidentales se veulent rassurantes. Nos hôpitaux sont mieux équipés pour faire face à des cas potentiels. Hier le ministère de la Santé du Québec a émis une politique de transparence et divulgue maintenant les cas suspectés au Québec sur son site web. Actuellement un seul cas est suspecté dans la province.

Que faire pour prévenir une propagation d’Ebola au sein de votre institut ?

L’institut national de santé publique du Québec à été rapide à émettre des recommandations, sous un bref document résumant l’essentiel2. Dans ce document nous apprenons :

  • Utiliser une solution d’eau de Javel 0.5 % (hypochlorite de sodium) a une concentration de 5 000 ppm pour la désinfection des surfaces ou objets contamines par du sang ou des liquides organiques
  • Utiliser une solution chlorée à 5 000 ppm pour la désinfection terminale

L’hygiène et la salubrité sont la clé dans la limitation de la propagation des infections. La désinfection se trouve donc plus que jamais un point critique pour limiter la propagation de l’infection. La qualité du produit devient donc critique.

L’Ebola est généralement considéré comme le virus le plus dangereux du monde. Pour y faire face aussi bien utiliser les meilleurs désinfectants !

En apprendre plus sur l’Ebola

1. http://www.healio.com/infectious-disease/emerging-diseases/news/online/%7Bbb2c88ec-5c61-491e-8e94-c726cc1e795b%7D/cdc-ebola-case-numbers-likely-to-increase-significantly
2. http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/1875_Ebola_Prevention_Controle_Hopitaux.pdf

Ebola, comment désinfecter les surfaces

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L’éclosion d’Ebola en Afrique de l’Ouest se dirige tranquillement vers ce qui pourrait devenir une épidémie s’étalant au-delà de l’Afrique. Effectivement, un premier patient a été traité et est décédé en Espagne et deux cas ont été présumé puis écarté au Québec. Bien que le risque de propagation soit relativement faible, il s’agit de la plus grosse épidémie d’Ebola jamais observé. L’OMS, le CDC et d’autres ONG ont déclaré l’état d’urgence et lutte sans relâche pour limiter l’éclosion.

Importance de l’hygiène face à l’Ebola

Le débat à l’heure actuelle se polarise sur le caractère éthique d’utiliser des médicaments expérimentaux. Toutefois, les médias font peu état des modes de propagation et de l’importance de l’hygiène vis-à-vis ce virus. Bien que la transmission se fasse principalement par contact direct entre deux personnes, les objets contaminés peuvent représenter un risque difficile à déterminer. Ainsi, le CDC et l’OMS suggèrent que les objets en contact direct avec le patient soient être décontaminé de manière appropriée et que les objets médicaux ou souillés par des fluides biologiques doivent être incinérés.

Hypochlorite de sodium

Tout cela est bien beau, mais quel produit utilisé pour désinfecter de manière convenable ? Des lignes directrices en cas d’éclosion de virus écrit par des membres du Ministère de la Santé publique du Gabon suggèrent l’utilisation de l’hypochlorite de sodium.

Nous ne connaissons pas toujours les menaces microbiennes auxquelles nous faisons face, mais en cas de doute l’utilisation d’un désinfectant de haut calibre s’impose.