Candida auris : Une nouvelle menace ?

Candida auris

Après la venue des infections contractées en milieu hospitalier comme la bactérie C. difficile ou le SARM (Staphylococcus Aureus Résistant à la Méticilline), une autre super bestiole semblerait faire son entrée sur la scène des microorganismes difficile à traiter. Cette fois-ci c’est le tour d’un champignon : Candida auris.

Ce champignon, ou plus précisément une levure, a d’abord été découvert par les scientifiques en 1996. Puis, un premier cas d’infection humaine a été rapporté au Japon en 20091,2. À ce jour, Candida auris a été détecté dans les hôpitaux de plus de 20 pays dont les États-Unis, l’Angleterre et plusieurs pays d’Europe. Le premier cas au Canada a été rapporté en 20173.

Candida auris pose une menace particulière en raison des caractéristiques suivantes4 :

  • Les infections causées par cet organisme provoquent un haut taux de mortalité.
  • Le microorganisme est résistant aux antifongiques.
  • Le microorganisme est actuellement difficile à identifier par les laboratoires de microbiologie clinique résultant en un diagnostic erroné. L’identification est importante pour le choix d’antifongiques à utiliser pour le traitement des patients.
  • Le microorganisme est reconnu pour sa virulence.
  • Le microorganisme colonise les surfaces comme les cathéters utilisés pour les soins.

Parmi les précautions recommandées par les gouvernements canadien et américain la désinfection des surfaces occupe une place importante. Toutefois, certains désinfectants sont à éviter : c’est notamment le cas des désinfectants à base d’ammonium quaternaire qui sont inefficaces 5. La procédure suivante est plutôt proposée :

« Les établissements de santé qui ont des patients infectés ou colonisés par C. auris doivent s’assurer d’effectuer un nettoyage et une désinfection quotidiens et finaux des chambres de ces patients avec un désinfectant hospitalier efficace contre les spores de Clostridium difficile. »6

Les désinfectants à base d’hypochlorite de sodium sporicide contre la C. difficile sont par exemple de bons désinfectants pour prévenir et contrôler les transmissions par contact de Candida auris. En sommes, les scientifiques débutent seulement à comprendre et à étudier ce microorganisme qui n’a été découvert que récemment. Davantage d’études permettront de découvrir des traitements efficaces.

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[Mise à jour 2019-04-10] Écoutez l’entrevue du Dr. Karl Weiss, microbiologiste et spécialiste en maladies infectieuses à l’Hôpital général juif à Montréal par Paul Houde sur les ondes du 98.5FM:

Références:

 1) LeeWG, Shin JH, Uh Y, Kang MG, Kim SH, Park KH, et al., (2011), First three reported cases of nosocomial fungemia caused by Candida auris. J Clin Microbiol, 49:3139-3142.

2) Satoh K, Makimura K, Hasumi Y, Nishiyama Y, Uchida K, Yamaguchi H., (2009), Candida auris sp. nov., a novel ascomycetous yeastisolated from the external ear canal of an inpatient in a Japanese hospital. Microbiol Immunol., 53:41-44.

3) Schwartz IS, Hammond GW., (2017), Premier cas de Candida auris multirésistant au Canada. Relevé des maladies transmissibles au Canada., 43(7/8):168-72.

4) Anuradha Chowdhary, Cheshta Sharma et Jacques F. Meis., (2017), Candida auris : A rapidly emerging cause of hospital-acquired multidrug-resistant fungal infections globally, PLoS Pathogens, 13(5):e1006290

5) Institut National de Santé Publique du Québec, (Janvier 2018), Mesures de prévention et de contrôle dans les milieux se soins, Comité sur les infections nosocomiales du Québec, 2377 :1-11

6) Relevé des maladies transmissibles au Canada, (juillet 2017), Premier cas de Candida auris déclaré au Canada, Agence de santé publique du Canada, 43-7/8

Impact des interventions de nettoyage en santé

Doll, et al. (2018) a effectué une revue de la littérature concernant le nettoyage, l’hygiène et la salubrité (environmental cleaning) dans un environnement hospitalier. Il note:

📷 Martha Dominguez de Gouveia on Unsplash

Malgré les preuves de la transmission d’organismes infectieux de l’environnement au patient, le rôle d’un environnement sain dans la prévention en milieu hospitalier demeure controversé. On ignore dans quelle mesure la contamination de l’environnement contribue aux infections associées aux soins de santé.

Le nettoyage des surfaces ne se substitue certainement pas à d’autres pratiques de contrôle des infections, telles que le lavage des mains, la limitation de l’utilisation des dispositifs médicaux, le port de la blouse ou de gants, le cas échéant.

Cependant, les efforts continus visant à réduire la charge microbienne globale de l’environnement hospitalier via le nettoyage constituent probablement la base d’autres efforts; Des niveaux plus bas d’organismes infectieux sur les surfaces se traduisent par une contamination moindre des mains des travailleurs de la santé et des objets de soins des patients lorsqu’ils entrent en contact avec l’environnement hospitalier.

Essentiellement, toute la littérature relative à l’optimisation du nettoyage de l’environnement dans les systèmes de santé provient de pays disposant de ressources relativement abondantes.

Dans les établissements de santé dotés de ressources limitées, des problèmes supplémentaires peuvent contribuer au nettoyage inadéquat. Les normes minimales en matière de santé environnementale décrites dans les Normes essentielles de santé environnementale en matière de santé de l’Organisation mondiale de la Santé concernant les centres de santé disposant de ressources limitées décrivent l’eau potable, la gestion des déchets et mettent l’accent sur la poussière et les saletés visibles comme mesures temporaires essentielles pour protéger les patients.

Une comparaison de ces normes minimales avec d’autres recommandations publiées en matière de nettoyage de l’environnement met en évidence une disparité frappante dans les conditions de l’environnement hospitalier entre les différentes régions du monde.  

Enfin, les chercheurs ont aussi ajouté:

L’environnement hospitalier peut être une source d’infections nosocomiales et les méthodes de nettoyage actuelles ne parviennent que partiellement à atténuer ce risque. Cependant, on ignore dans quelle mesure l’environnement contribue à la transmission de l’infection et le niveau de propreté requis pour empêcher l’acquisition d’organismes provenant de l’environnement.

L’amélioration du processus de nettoyage a suscité un vif intérêt ces dernières années et les publications mettent en avant diverses stratégies pour y parvenir. Cependant, les problèmes fondamentaux ne sont pas résolus. Il est urgent de relever les défis auxquels sont confrontés les préposés à l’hygiène et salubrité (Bernstein et al., 2016) et de maximiser les avantages des efforts de nettoyage manuel.

Une approche du nettoyage à plusieurs niveaux, adaptée aux besoins et aux ressources spécifiques des centres de santé, serait mieux définie avec une représentation plus large de la communauté des soins de santé mondiale dans les études publiées.

Les facteurs humains détermineront en fin de compte la qualité du nettoyage de l’environnement à l’hôpital et resteront la meilleure défense du patient contre les menaces invisibles provenant de l’environnement hospitalier.

Nettoyage assisté par un outil de gestion

Un outil est un outil. Une maison ne se construit pas toute seule avec un marteau, il faut le charpentier. Pour l’entretien sanitaire, c’est pareil. Un logiciel de route de travail ne fait pas le travail, mais ça peut vous aider à mieux travailler.

C’est pourquoi nous avons créé Sanitek,  outil de gestion par excellence
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Source: 
https://www.infectioncontroltoday.com/environmental-hygiene/environmental-cleaning-round-reports-medical-literature

Doll M, Stevens M and Bearman G. Review: Environmental cleaning and disinfection of patient areas. International Journal of Infectious Diseases. Vol. 67, Pages 52-57. February 2018.

Les pratiques d’hygiène environnementale dans le monde

Kenters, et al. (2018) a évalué différentes pratiques d’hygiène environnementale d’établissements de soins de santé à travers le monde. Le questionnaire de 30 questions était rempli par des prévisionnistes (68%), des médecins en maladie infectieuse (13%), des microbiologistes cliniques (6%), des gestionnaires de bâtiments (2%) ou d’autres professionnels de la santé (11%). 23 pays ont participé au sondage.

Politiques écrites

  • 96% des établissements ont des politiques de nettoyage écrites
  • 82% des établissements ont des politiques écrites pour les équipements cliniques partagés
  • 90% des établissement ont des politiques écrites pour les salles d’opérations.

Responsabilités de tâches

Qui est responsable d’effectuer les tâches de nettoyage:

  • 57% personnel du centre de soins de santé
  • 34% sous-traitants
  • 9% partagés

Au Québec, le pourcentage de travail effectué par le personnel en régie interne serait plus élevé.

Pratiques sur les étages de soins

Qui est responsable d’effectuer les tâches de nettoyage sur les étages de soins (excepté dans les chambres chambre de patients)

  • 82% par le personnel dédié en hygiène et salubrité
  • 14% par les personnel de soins
  • 4% partagés

Nettoyage et désinfection des petits équipements (partagés)

Qui est responsable d’effectuer les tâches de nettoyage et de désinfections des petits équipements (partagés)

  • 89% par les personnel de soins
  • 41% par le personnel dédié en hygiène et salubrité
  • 20% médecins
  • 23% autres

Formation

Parmi les établissements sondés:

  • 70% donne de la formation à l’embauche
  • 46% donne de la formation annuellement
  • 15% donne de la formation 2X par année
  • 20% donne de la formation sporadique

Nettoyage et désinfection des chambres

Parmi les établissements sondés:

  • 92% effectue un nettoyage quotidien
  • 2% effectue un nettoyage bi-hebdomadaire
  • 2% effectue un nettoyage hebdomadaire
  • 4% effectue un nettoyage à une autre fréquence (2X par jour ou pas de routine)

Surfaces à haut potentiel de contamination

Pour les surfaces à haut potentiel de contamination (« high touch ») tels la table de lit, la télécommande, etc.) :

  • 92%effectue un nettoyage quotidien
  • 1% effectue un nettoyage bihebdomadaire
  • 2% effectue un nettoyage hebdomadaire
  • 5% effectue un nettoyage à une autre fréquence

Précautions additionnelles

Le nettoyage et la désinfection en présence d’un patients en précaution « contact » varie:

  • 15% ne font aucun nettoyage ou désinfection additionnel
  • 31% font un nettoyage et une désinfection additionnel en cas d’éclosion seulement
  • 19% font une désinfection additionnelle au nettoyage régulier
  • 26% font un nettoyage et une désinfection additionnelle au nettoyage régulier

Contrôle de la qualité

47% des établissements se fient à une inspection visuelle pour contrôler la qualité.

Comment corriger la situation?

Vous avez besoin d’un coup de main? Notre suite logiciel SANITEK (gratuite) et notre équipe de services-conseils peuvent vous aider. Contactez-moi à glanthier@lalema.com

Source: ICT, Informa Exhibitions LLC, Septembre 2018. p.12

Surfaces vétustes et leurs implications pour les établissements de santé

La prévention et le contrôle de la propagation des contaminants et des infections revêtent une très grande importance pour les établissements de santé, et il est permis de dire que de nombreuses mesures ont déjà été prises pour atteindre ces objectifs. Cependant, comme beaucoup de choses, il y a encore beaucoup de place pour l’amélioration surtout quand il s’agit de surfaces vétustes.

surfaces vétustes corridor-hopital-lalema

Évidemment, les établissements de santé utilisent une grande variété d’équipements, des moniteurs aux instruments chirurgicaux, en passant par les outils de nettoyage, et au fil du temps, ces équipements s’usent. Parfois, l’équipement se brisera complètement et sera inutilisable, mais parfois il n’y aura que quelques égratignures ou autres petits dégâts. Mais que se passe-t-il lorsque ces rayures ou autres formes de dommages deviennent des abris et des zones de croissance pour les micro-organismes? Ceci est un exemple de la façon dont les dommages aux surfaces vétustes peuvent non seulement favoriser la croissance des bactéries, mais aussi fournir aux micro-organismes un endroit propice pour se développer.

Que sont les surfaces vétustes?

Selon Infection Control Today, les surfaces vétuste (damage surface) sont définies comme suit:

un changement physique ou chimique quantifiable par rapport à l’état fabriqué d’origine d’un objet (surface ou dispositif).

Bien qu’il soit reconnu que les dommages subis par les équipements médicaux constituent une menace potentielle pour la propagation des bactéries dans les établissements de santé, il n’existe aucune méthode normalisée permettant aux professionnels de la santé de déterminer ce qui est considéré comme un dommage suffisant pour déclencher la propagation des bactéries.

Vos surfaces sont-elles endommagées?

Chez Lalema, nous parlons souvent d’hygiène et de propreté mais nous offrons également une vaste gamme de services techniques et de consultation. En savoir plus.

Vous pouvez également lire un extrait du livre 16 principes en hygiène et salubrité de mon collègue Gaétan Lanthier.

Source: Contrôle des infections aujourd’hui. Vol. 21. No 12. Janvier 2018.

Serions-nous prêts à affronter une épidémie de peste bubonique?

Au Madagascar, le gouvernement vient d’imposer il y a 2 jours de nouvelles mesures d’urgence pour arrêter une épidémie de peste. On y a déclaré 24 morts depuis 1 mois 1.peste bubonique

Qu’est-ce que la peste?

La peste est une bactérie Yersinia pestis, présente chez les rongeurs comme les rats est souvent transmises aux humains par les puces infectées.

Selon Santé Canada

La période d’incubation de la peste varie de un à dix jours.

Peu importe la forme, la maladie commence toujours par des symptômes qui s’apparentent à ceux de la grippe (fièvre, frissons, douleurs musculaires, faiblesses et maux de tête) et peut aussi entraîner des nausées, des vomissements, la diarrhée et des douleurs abdominales.

Si non traitée, le taux de mortalité peut atteindre 50%.

Désinfections des surfaces

Toujours selon Santé Canada 2, en cas de déversement ou de surfaces contaminées:

Laisser retomber les aérosols; endosser des vêtements protecteurs, couvrir soigneusement la substance déversée avec des serviettes de papier et appliquer de l’hypochlorite de sodium à 1 %, de la périphérie vers le centre; laisser agir pendant une période suffisante (30 minutes) avant de procéder au nettoyage

La peste est sensible à de nombreux type de désinfectants de surface tels:

Fiche Technique Santé-Sécurité : Agents Pathogènes, et évaluation des risques

Vous faites face à une bactérie, un virus ou un autre agent pathogènes et vous voulez en savoir d’avantage. Santé Canada a lancé une application et un site web:

Dernier cas de peste recensé au Canada

Les cas de peste chez les humains sont très rares au Canada ; le dernier cas a été signalé en 1939.

 

Sources:

http://www.lapresse.ca/international/afrique/201709/30/01-5138249-madagascar-mesures-durgence-pour-tenter-denrayer-une-epidemie-de-peste.php

https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/biosecurite-biosurete-laboratoire/fiches-techniques-sante-securite-agents-pathogenes-evaluation-risques/yersinia-pestis-fiches-techniques-sante-securite-ftss.html

L’éveil de la bactérie « menace fantôme »

Menace fantômeQuiconque me connait sait que je suis un fan de Star Wars. Malheureusement, il ne s’agit pas d’un jeu de mot avec les titres de l’épisode I et de l’épisode VII. Il s’agit d’une nouvelle super bactérie résistante aux antibiotiques: ERC (Entérobactériacés résistants à la carbapénème).

Entérobactéries résistantes aux carbapénèmes

Selon l’Institut canadien pour la sécurité des patients:

Les entérobactéries résistantes aux carbapénèmes (ERC) sont des bacilles Gram négatif,  tels que le Klebsiella et le E. coli qui se trouvent dans les intestins de toute personne, sauf que les ERC ont cette particularité qu’elles portent des gènes multi-antibiorésistants, qui rendent l’infection extrêmement difficile à traiter. L’on découvre de plus en plus de ces gènes; les premiers ont été rapportés à l’extérieur du Canada, mais des éclosions d’ERC ont également été signalées en sol canadien. Bien que peu d’établissements de santé aient été touchés par les ERC jusqu’ici, il est à peu près certain qu’ils le seront tous dans les années qui viennent.

Une menace fantôme

Selon la CDC (traduction libre):

Ce que nous savons est que l’ERC porte un plasmide, ou un morceau d’ADN mobile, avec une enzyme qui décompose les antibiotiques. Cette bactérie est dangereuse en raison de sa capacité à transférer le plasmide – et sa résistance aux antibiotiques correspondantes – à des bactéries normales présentes dans notre corps.

En attendant le prochain épisode

N’attendez pas une éclosion, Nous pouvons vous aidez. Allez consulter notre liste de désinfectants pour surfaces dures dès maintenant.

Biofilm et le futur de la désinfection

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Peut-être avez-vous déjà songé aux principaux facteurs affectant la désinfection et la stérilisation dans les centres de soins. Les CDC (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies) aux États-Unis ont établi une liste des sept causes majeures affectant la persistance des microorganismes sur une surface.

  1. Le nombre de microorganismes
  2. La résistance des microorganismes aux désinfectants
  3. La concentration et l’efficacité des désinfectants utilisés
  4. Le temps de contact
  5. Les facteurs chimiques et physiques propres à l’environnement
  6. La présence de matière organique et inorganique
  7. Les biofilms

Pour plusieurs spécialistes en contrôle des infections, ces facteurs sont bien connus et bien adressés. Toutefois, savez-vous quelle est la différence entre la matière organique et les biofilms? Les deux affectent significativement l’efficacité de la désinfection. Par contre, les biofilms sont bien plus difficiles à éliminer et à contrôler.

Que sont les biofilms et comment se forment-ils?

Les biofilms sont issus d’une communauté de microorganismes entourés d’une couche protectrice de polymère extracellulaire. Cette couche adhère aux surfaces retrouvées dans notre quotidien telles que les surfaces dans les hôpitaux et devient une source importante de contamination. La formation de complexe extracellulaire ou d’un biofilm par les microorganismes est un phénomène naturel qui aide les microorganismes à se protéger des stress environnementaux tels que le nettoyage et la désinfection.

Plusieurs pathogènes nécessitent la présence de matière organique dans l’objectif de démarrer la formation d’un biofilm. Toutefois, certaines bactéries plus entreprenantes n’ont pas besoin de grand chose pour amorcer la création d’un biofilm. Lorsque les microorganismes se retrouvent dans un biofilm, ils sont beaucoup plus difficile à éliminer.

Il a été reporté que les bactéries présentes dans un biofilm pouvaient être jusqu’à 1 000 fois plus résistantes que celles n’étant pas dans un biofilm.

Biofilm

Source: wikimedia

Comment obtenir une meilleure efficacité de désinfection avec Certiklör

désinfection

Comment obtenir une meilleure efficacité de désinfection avec Certiklör?

Qu’est-ce que Certiklör? Le nom d’une nouvelle molécule chimique? Une nouvelle certification gouvernementale?

Non à toutes ces réponses! Simplement, Certiklör est l’assurance pour vous, vos patients et tous les Canadiens et Canadiennes d’obtenir une meilleure efficacité et qualité de désinfection. Certiklör est une technologie exclusive à Lalema, développée par Lalema, pour vous. Une technologie qui vous assure d’avoir dans votre bouteille un hypochlorite stabilisé, efficace et là pour durer!

Hypochlorite stabilisé dis-je?

Oui oui! Laissez-moi vous expliquer. L’hypochlorite que l’on retrouve seul, dans l’eau de Javel par exemple, s’envole en règle générale à plus de 1 % par mois. C’est donc dire qu’après 12 mois, il ne restera que des miettes de votre ingrédient actif, l’hypochlorite, dans votre bidon d’eau de Javel! Imaginez à quelle vitesse cette eau de Javel s’envole sur votre surface à désinfecter à l’air libre, si elle le fait si rapidement lorsqu’en grande quantité dans un contenant fermé!

La différence avec notre Certiklör hypochlorite stabilisé?

Eh bien son nom l’indique : l’hypochlorite est stabilisé!

Plus de 24 mois de travail acharné par notre équipe multidisciplinaire de scientifiques qualifiés ont été nécessaire pour stabiliser l’hypochlorite en solution. Quel en est le secret? Ça, eh bien, c’est comme le secret de la Caramilk! Tout ce que je peux vous dire, c’est que les composantes qui forment cette technologie ont été minutieusement sélectionnées et savamment étudiées pour donner à l’hypochlorite une stabilité accrue.

Qui dit hypochlorite stabilisé, dit : désinfection accrue, odeur diminuée et efficacité nettoyante augmentée!

Comment savoir si un produit utilise la technologie Certiklör hypochlorite stabilisé?

Maintenant, comment savoir dans quels produits de Lalema cette technologie a été utilisée? Facile! Regardez l’étiquette du produit! Pour l’instant, nous en comptons deux, soit l’Ali-Flex RTU et l’Ali-Flex LF.

Alors, si votre santé, la qualité et l’efficacité de votre travail vous tient à cœur, pensez à Certiklör, hypochlorite stabilisé!

Norovirus: tout ce que vous devez savoir

norovirus

Qu’est-ce que le norovirus?

Les norovirus sont un groupe de virus qui provoquent la gastro-entérite, une maladie généralement accompagnée de diarrhée et/ou de vomissements. Il s’agit de virus très infectieux qui attaquent tous les groupes d’âge.

Selon Santé Canada:

  • 65% des gastro-entérites sont causées par le norovirus ce qui en fait la plus grande cause de gastro-entérite au Canada.
  • 1 Canadien sur 15 est infecté chaque année.

Les symptômes du norovirus

Même si les symptômes du norovirus ne sont pas alarmants, 800 personnes succombent à ces virus chaque année. Toutefois, la déshydratation est un risque sérieux surtout chez les jeunes enfants, les nouveau-nés, les personnes âgées ou les personnes déjà affectées par d’autres troubles médicaux.

D’une période d’incubation moyenne entre 12 à 48 heures, les symptômes incluent:

  • maux de tête
  • fièvre
  • nausée
  • vomissements
  • fatigue
  • frissons
  • diarrhée
  • crampes gastriques
  • douleurs musculaires

La transmission du norovirus

80% des éclosions ont lieu entre novembre et avril. Cependant, une personne peut contracter le virus durant n’importe quelle période de l’année:

  • En touchant une surface ou un objet contaminé puis en touchant sa bouche
  • En étant en contact avec une personne infectée
  • En étant en contact avec des particules de vomi ou ses gouttelettes
  • En mangeant ou en buvant de la nourriture contaminée

Comment prévenir l’infection au norovirus?

L’une des meilleures manières de prévenir les infections virales est le lavage de mains. Il est cependant important de le faire de la bonne façon:

  • Mouiller les mains avec de l’eau propre.
  • Appliquer du savon et frotter jusqu’à l’apparition de la mousse.
  • Frotter les mains pendant au moins 20 secondes ou plus.
  • Prendre soin de nettoyer le dos des mains, les paumes, l’espace entre chaque doigt et le dessous des ongles.
  • Rincer les mains abondamment
  • Sécher les mains des essuie-mains propres
  • Utiliser un essuie-mains pour fermer le robinet

Consultez cette infographie sur le norovirus

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Le virus Ebola en 4 temps

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La transmission du virus Ebola

Pour bien comprendre comment mettre en place les mesures efficaces pour limiter la propagation du virus Ebola, il est essentiel de bien comprendre comment ce virus se propage. Le virus se transmet de personne à personne lors d’un contact direct ou par un contact avec du sang ou d’autres sécrétions biologiques. Les infections nosocomiales sont donc très importantes. Effectivement, les transmissions nosocomiales auraient pris place dans toutes les éclosions survenues jusqu’à présent.

Contrairement à l’influenza ou la gastroentérite, le virus Ebola n’est pas réputé pour se transmettre via des surfaces contaminées, communément appellé fomites et peu d’information existe à ce sujet.

Les symptômes du virus Ebola

L’apparition des premiers symptômes se manifeste par un épisode de fièvres, suivi de diarrhées et de vomissements. Finalement, des pertes sanguines et des saignements anormaux vont survenir en fin de malaise. Le temps d’incubation du virus est de 2 à 21 jours, c’est-à-dire qu’une personne infectée ne développera pas de symptômes sévères avant cette période.

La prévention contre le virus Ebola

Actuellement, le risque de transmission du virus Ebola au Canada est très faible. Toutefois, certaines précautions doivent être mises en place. Sur le site de l’agence de Santé publique du Canada, on recommande au voyageur d’éviter tout voyage non essentiel en Guinée, au Liberia et au Sierra Leone. Pour ce qui est des personnes revenant de ces pays, le risque existe seulement si elles ont été en contact avec des personnes malades. Malgré les faibles risques, l’éclosion en Afrique de l’Ouest ne semble pas être encore contenue. L’OMS a émis comme possibilité que plus de 20 000 personnes seront atteintes de la maladie.

Le futur

Il est difficile de se prononcer sur le développement de l’épidémie puisqu’‘une éclosion d’Ebola d’une telle envergure n’a jamais eu lieu. De plus, le virus a un taux de mutation très élevé et semble déjà avoir changé son patrimoine génétique depuis le début de l’éclosion. N’ayant aucun traitement prouvé efficace contre cette maladie les mesures sanitaires demeurent l’arme la plus efficace pour lutter contre le virus.

En apprendre plus sur l’Ebola

Ebola, la situation risque de déraper

ebola

Nous apprenions au début de la semaine que le Sénégal était désormais touché par l’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement en Afrique. Ce qui fait du Sénégal le sixième pays touché par l’épidémie. Le Center for Disease Control à Atlanta (CDC) à déclaré hier que l’épidémie a de forte de chance de dégénérer et que l’éclosion risque de déborder de l’Afrique rapidement1. Faisant, par le fait même appel à l’aide internationale. Cette situation est désormais vue par la communauté scientifique comme une épidémie rendue au point critique de tergiverser vers une pandémie sans précédent.

Serions-nous prêts à faire face à une pandémie mondiale d’Ebola?

Les agences de santés publiques occidentales se veulent rassurantes. Nos hôpitaux sont mieux équipés pour faire face à des cas potentiels. Hier le ministère de la Santé du Québec a émis une politique de transparence et divulgue maintenant les cas suspectés au Québec sur son site web. Actuellement un seul cas est suspecté dans la province.

Que faire pour prévenir une propagation d’Ebola au sein de votre institut ?

L’institut national de santé publique du Québec à été rapide à émettre des recommandations, sous un bref document résumant l’essentiel2. Dans ce document nous apprenons :

  • Utiliser une solution d’eau de Javel 0.5 % (hypochlorite de sodium) a une concentration de 5 000 ppm pour la désinfection des surfaces ou objets contamines par du sang ou des liquides organiques
  • Utiliser une solution chlorée à 5 000 ppm pour la désinfection terminale

L’hygiène et la salubrité sont la clé dans la limitation de la propagation des infections. La désinfection se trouve donc plus que jamais un point critique pour limiter la propagation de l’infection. La qualité du produit devient donc critique.

L’Ebola est généralement considéré comme le virus le plus dangereux du monde. Pour y faire face aussi bien utiliser les meilleurs désinfectants !

En apprendre plus sur l’Ebola

1. http://www.healio.com/infectious-disease/emerging-diseases/news/online/%7Bbb2c88ec-5c61-491e-8e94-c726cc1e795b%7D/cdc-ebola-case-numbers-likely-to-increase-significantly
2. http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/1875_Ebola_Prevention_Controle_Hopitaux.pdf

Ebola, comment désinfecter les surfaces

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L’éclosion d’Ebola en Afrique de l’Ouest se dirige tranquillement vers ce qui pourrait devenir une épidémie s’étalant au-delà de l’Afrique. Effectivement, un premier patient a été traité et est décédé en Espagne et deux cas ont été présumé puis écarté au Québec. Bien que le risque de propagation soit relativement faible, il s’agit de la plus grosse épidémie d’Ebola jamais observé. L’OMS, le CDC et d’autres ONG ont déclaré l’état d’urgence et lutte sans relâche pour limiter l’éclosion.

Importance de l’hygiène face à l’Ebola

Le débat à l’heure actuelle se polarise sur le caractère éthique d’utiliser des médicaments expérimentaux. Toutefois, les médias font peu état des modes de propagation et de l’importance de l’hygiène vis-à-vis ce virus. Bien que la transmission se fasse principalement par contact direct entre deux personnes, les objets contaminés peuvent représenter un risque difficile à déterminer. Ainsi, le CDC et l’OMS suggèrent que les objets en contact direct avec le patient soient être décontaminé de manière appropriée et que les objets médicaux ou souillés par des fluides biologiques doivent être incinérés.

Hypochlorite de sodium

Tout cela est bien beau, mais quel produit utilisé pour désinfecter de manière convenable ? Des lignes directrices en cas d’éclosion de virus écrit par des membres du Ministère de la Santé publique du Gabon suggèrent l’utilisation de l’hypochlorite de sodium.

Nous ne connaissons pas toujours les menaces microbiennes auxquelles nous faisons face, mais en cas de doute l’utilisation d’un désinfectant de haut calibre s’impose.

Les supers vilains (Épisode 4/4) Clostridium difficile

Clostridium difficile

Qu’est-ce que la bactérie Clostridium difficile ?

La bactérie Clostridium difficile aussi connue sous le surnom C. diff est une bactérie d’importance médicale majeure. Il s’agit de la première cause de gastroentérite nosocomiale dans les hôpitaux. Le taux de mortalité se situe aux alentours de 2% ce qui se traduit par environ 600 morts au Québec chaque année.

Qui est à risque de contracter la maladie ?

L’infection survient généralement chez les personnes hospitalisées prenant des antibiotiques. La bactérie représente peu de risque pour une personne en santé, mais peut s’avérer mortelle pour les patients recevant des soins.

Mais d’où vient cette bactérie ?

Il est estimé qu’environ 5 % de la population est porteuse de la bactérie Clostridium difficile. C’est-à-dire que la bactérie est présente dans leur tractus gastro-intestinal, mais ne représente aucun risque tant que la personne est en santé. L’Infection pourra se déclencher chez ces personnes lors d’un débalancement important de leur flore intestinale. La bactérie pourra alors se propager dans l’environnement et causer des infections chez d’autres personnes.

Comment éviter l’infection ?

Les gels à l’alcool sont inefficaces vis-à-vis cette bactérie alors il est important de:

La désinfection est cruciale et complémentaire au lavage des mains. Toutefois, la désinfection de l’environnement lors de la présence de Clostridium difficile s’avère complexe. Effectivement, la bactérie lorsque présente dans l’environnement se retrouve généralement sous forme de spore.

Une spore est un état dans lequel la bactérie acquiert une résistance augmentée aux facteurs environnementaux tels que la température et les agents chimiques. Par exemple, les spores des la Clostridium difficile peuvent survivre dans l’eau bouillante pendant plus d’une heure. Toutefois, les spores sont sensibles aux oxydants.

Si vous les avez manqué, voici les 3 premiers épisodes des Supers Vilains:

SARM

ERV

Norovirus

Les supers vilains (Épisode 3/4) SARM

SARM

L’acronyme SARM désigne le Staphylococcus aureus résistant à la méticilline. Ce super vilain est aussi connu sous le nom de staphylocoque doré. Cette bactérie peut causer une multitude d’infections, toutefois elle est souvent associée à des infections de plaies.

Une proportion de la population est porteur asymptomatique

Une proportion de la population est porteur asymptomatique, c’est-à-dire que les personnes sont porteuses de la bactérie, mais ne développe pas la maladie associée. Toutefois, il est important de placer ces personnes sous isolement dans les hôpitaux, car elles représentent un risque augmenté de transmettre la bactérie et par conséquent l’infection.

Le SARM se transmet aisément par les mains et les objets contaminés

Le SARM se transmet aisément par les mains et les objets contaminés. C’est pourquoi il est important de bien pratiquer l’hygiène des mains à l’aide d’un gel hydroalcoolisé ou à l’aide d’eau et de savon. Les objets et surfaces à proximité ou directement en contact avec les patients doivent être décontaminés avec un désinfectant approprié. Ici, la plupart des solutions d’ammonium quaternaires, les produits chlorés ou les produits à base de peroxyde d’hydrogène accéléré s’avèrent suffisants.

Encore beaucoup de travail à faire

Bien que le SARM représente un risque sérieux dans les établissements de soins les infections causées par cette bactérie sont en baisse depuis plus de 10 ans. Des mesures d’hygiène renforcées dans les hôpitaux et le dépistage asymptomatique des patients seraient la cause de cette diminution. Toutefois, des souches plus résistantes aux antibiotiques et par conséquent plus difficiles à traiter sont en hausse ce qui complique le traitement des infections.

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C Difficile

ERV

Norovirus

Les supers vilains (Épisode 2/4): ERV

ERV

ERV désigne Entérocoques résistants à la vancomycine. C’est une bactérie qui cause de graves problèmes dans les centres de soins. Effectivement, l’ERV est une cause majeure d’infections nosocomiales. Bien qu’elle s’en prenne généralement aux usagers les plus vulnérables, sa présence occasionne de sérieux problèmes.

Les ERV sont résistants à plusieurs antibiotiques

Les entérocoques sont des bactéries que l’on retrouve habituellement dans l’intestin et les selles des individus. À priori, les entérocoques ne causent pas d’infections chez les gens en santé. Néanmoins, les entérocoques peuvent causer des infections urinaires, des infections de plaies et, plus rarement, des infections du sang chez les personnes vulnérables. Ces infections sont acquises lors d’un séjour dans un établissement de soins et peuvent être traitées par une combinaison d’antibiotiques. Les ERV sont généralement plus difficiles à traité dû à leur résistance à plusieurs antibiotiques.

Comment désinfecter les surfaces

Pour ce qui est de la désinfection des surfaces, certains produits à base d’ammonium quaternaire ont une efficacité garantie contre cette bactérie pathogène. Sinon, une solution chlorée s’avère un autre moyen très efficace pour enrayer la bactérie des surfaces environnementales. Bien évidemment, l’hygiène des mains est cruciale pour limiter la propagation de la bactérie dans votre environnement.

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SARM

Norovirus

5 vérités en hygiène et salubrité

5 vérités en hygiène et salubrité

L’hygiène des mains à elle seule n’est pas suffisante

Les études sont claires, bien que l’importance de l’hygiène des mains est très grande, elle n’est pas suffisante à elle seule pour limiter la propagation des infections. Les surfaces jouent un rôle prépondérant et l’arrêt de la chaîne de transmission est multifactoriel.

Les micro-organismes pathogènes survivent sur les surfaces

Les bactéries telles que le SARM, l’ERV et l’E.coli peuvent survivre plusieurs mois sur des surfaces. Les virus respiratoires et entériques quant à eux peuvent survivre de quelques heures à plusieurs semaines.

La transmission des infections est reliée à la qualité de la propreté

Une hygiène stricte respectant les mesures mises en place a été démontrée à réduire la transmission des infections dans les hôpitaux.

La contamination de l’environnement peut entraîner des infections

Nous touchons constamment différentes surfaces et nous touchons tout aussi souvent notre visage. Plusieurs études scientifiques ont démontré directement et indirectement que le niveau de propreté était lié à l’acquisition dans les infections et ce autant dans les garderies, les centres de soins que dans les lieux ou l’on manipule des aliments.

Le nettoyage et la désinfection doivent être répétés

Nettoyer c’est bien, recommencer c’est mieux. Dans les contextes institutionnels où le trafic humain est important, il est primordial de nettoyer et parfois de désinfecter. En fonction du lieu et du niveau de risques, il faut recommencer et parfois désinfecter la même surface plusieurs fois par jour, heureusement, on n’a pas à nettoyer aussi souvent à la maison !

Les vérités

Toutes ces vérités nous amènent à conclure que le nettoyage est essentiel. Lalema comprend votre réalité et peut vous offrir une panoplie de solutions pour répondre à vos besoins les plus complexes.

Si vous êtes curieux d’en apprendre plus, alors venez nous rencontrer lors du colloque annuel de l’Association Hygiène et Salubrité en Santé les 3 et 4 juin 2014