Les tests du Dr. Cliff

Mon blogue de la semaine dernière parlait d’un article dans le site Internet de l’ADVIN, expliquant le rôle d’un chien dans la détection du Clostridium Difficile. Le premier test consistait à faire renifler 100 échantillons de selles au « docteur » quadrupède. La moitié d’entre eux provenaient de patients infectés par C. difficile, l’autre moitié faisait office de contrôle.

Un beagle à l'hôpitalRésultat : Cliff a signalé tous les extraits contaminés, signe qu’il les avait reconnus. Il n’a pas commis d’erreur pour 47 des 50 échantillons témoin, soit une efficacité de 94 %.

Une seconde expérience visait à faire sentir 300 participants au chien, dont 30 d’entre eux étaient malades. Une épreuve délicate pour l’animal de compagnie, qui a tout de même reconnu 25 patients malades (83 %), et 265 sujets sains (98 %). Une performance déjà impressionnante pour un animal qui n’avait jamais été habitué à ce genre d’exercice auparavant.

Les chercheurs reconnaissent que l’étude du modèle canin a ses avantages et ses limites. Bien qu’il ne sera jamais aussi précis que les techniques de laboratoires utilisées dans les hôpitaux, «Dr.Toutou»  a l’avantage de pouvoir détecter la présence d’une bactérie telle Clostridium difficile en reniflant une salle remplie de patients en quelques minutes et de manière non invasive.

Imaginez le potentiel que cela représente en termes de désengorgement des urgences, de rapidité de dépistage, d’intervention et de prévention. Une idée pas si bête…

Dr. Cliff, un beagle pour renifler la bactérie C. Difficile

Bichon maltais blanc assis & coquin sur fond blancUn article paru dans l’ADVIN (Association des victimes d’infections nosocomiales) relatait une expérience menée par des chercheurs de l’hôpital libre d’Amsterdam, qui ont utilisé un chien afin de détecter le C. Difficile. Cet as renifleur se nomme Cliff, un beagle mâle de deux ans, devenu expert pour détecter l’infection au Clostridium difficile, aussi bien dans les selles qu’en reniflant les patients.

Selon les chercheurs, cette maladie nosocomiale confère aux selles des patients infectés une odeur particulière pour le nez humain; puisque l’odorat canin est cent fois supérieur au nôtre, peut-être que le meilleur ami de l’Homme peut nous aider. Ainsi, Cliff a eu droit à deux mois d’entraînement auprès d’un dresseur spécialiste puis soumis à deux expériences.

La semaine prochaine, je vous relate les deux tests auquel a été soumis « Dr Cliff ».